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 Something we can do • Cyrcam

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Neal Matthews
MessageSujet: Something we can do • Cyrcam   Mar 22 Déc - 2:04

« I wanna hide the truth, I wanna shelter you. But with the beast inside, there's nowhere we can hide. »
Something we can do
Le parc d'attraction était un lieu où il n'était pas fréquent de croiser Neal ; bondé d'humains de tous types, promenant des chiens de toutes races, il était parfois le lieu de rendez-vous favori des Even's ou des Kutie après un concours terminé, l'endroit idéal du debrief' et du relâchement. Côtoyer les orgueilleux lanceurs de disques, machines à aliénation, et les petits  modèles parfumées jusqu'à l’écœurement n'était pas dans le haut de la liste des préférences du brun. De plus, les membres de la milice tournaient parfois, et si ils n'avaient jamais vu le visage du faussaire, ils connaissaient bien son travail et comptaient bien mettre la main dessus pour le flanquer derrière les barreaux. L'homme se réjouissait donc de l'anonymat dans lequel il baignait encore, mais n'était pas assez insensé pour parader devant le museau affûté des malinois et autres molosses à la gueule aussi large que celles de leurs maîtres respectifs. Cependant, loin d'être associal, Matthews n'était pas contre quelques rencontres fortuites, et sa gourmandise le poussait à chercher des churros après un travail fastidieux ; c'était un rituel qui s'était installé, il ne savait trop comment, et qui au final, n'était pas désagréable. C'était comme une motivation secondaire, la première étant celle du travail bien fait enfin achevé. Sortant donc tout juste de sa tanière éclairée par l'écran d'un ordinateur un peu trop cher pour que sa conscience soit tranquille, il ne rêvait que d'une chose, avaler du sucre et de la farine sous une autre couche de sure et de farine.

Mains dans les poches, il s'aligna sagement dans la queue du petit stand, toujours bien fréquenté même en période creuse – y'avait-il seulement une période creuse à Ithaque ? - et en arrivant devant le comptoir, on lui refourgua un cornet bien rempli dans les mains avant même qu'il ne puisse ouvrir la bouche. Eh, certes, on le connaissait bien ici, même si son pseudo pour la jolie caissière était un « Mathieu » bien pourri qu'il avait lâché à la hâte, perturbé à l'idée que celle qui se tenait entre lui et sa bouffe se soucie de comment l'appeler. Elle avait eu raison au final, il venait souvent. Un peu trop d'ailleurs, pour ne pas avoir l'air du prétendant n'osant inviter la belle aux doigts de saccharose. Il paya, sortant un billet en tâchant de cacher la liasse d'autres qui menaçaient de s'enfuir. Eh merde, il était vraiment temps de passer à la banque, avoir autant de liquide sur soi ne l'aiderait pas si la milice venait à le choper.

Il se retourna, son pêché mignon entre les doigts, et de nouveau, on le devança avant qu'il ne puisse se tirer. « Au fait euh.. Matthieu ? » Il jeta un regard derrière son épaule ; elle le fixait. Il craignait ce qui allait sortir de sa bouche. Son ton était hésitant : avait-elle compris que ce prénom n'était pas le sien ? Ou était-ce, oh grand dieu, une invitation à sortir prendre un verre ? Elle était jolie, le problème n'était pas là. Elle n'était malheureusement pas son type, autant physiquement que mentalement, mais il aspirait surtout à un peu mieux qu'une jolie blonde qui cuisinait des churros à longueur de journées. Il était faussaire, le seul de tout Ithaque pour l'instant, et il se faisait un paquet de pognon. Dommage pour elle, il n'était pas assez désespéré pour se faire une simple cuisinière d'échoppe. Il y a un gros loup qui traîne dans le coin depuis quelques jours...  Vous pourriez le signaler à la milice ? J'ai peur pour les enfants... » Oh merde, elle était vraiment trop candide pour être son genre. « Un loup ? » son ton sceptique la fit rougir, et elle se reprit. « Enfin on dirait un gros chien-loup, ou un berger allemand vous voyez ? » Il sourit, presque froidement. Ouais, tous les chiens étaient des bergers allemand. Il connaissait ça. Heureusement pour son trafic, pas les autres. « Pas de souci. »
Elle pouvait toujours courir.
Il se tira avant qu'elle ne lui demande autre chose.

Son banc rituel était occupé, aussi se glissa-t-il sur un autre, assez éloigné de la foule, mais tout près d'un stand de trampoline. Il adorait ça, quand il était gamin. Sauter deux fois sa taille et faire des saltos jusqu'à ne plus avoir de jambes... Les gamins riaient, les parents hurlaient, les pièces tintaient, et les marchants se frottaient les mains. Encore une journée bien remplie pour eux. Les dents plantées dans un bâtonnet sucré, Neal laissa son regard dériver, prêt à sombrer dans ses pensées, lorsqu'une forme attira son attention. Un chien. Un gros chien, sans collier ni laisse, au poil hirsute et à l'odeur caractéristique des vagabonds. Les chiens étaient un peu la vermine et l'or d'Ithaque ; plus nombreux que les rats, on s'habituait à leur présence constante, et plus personne, hormis la mafia, ne se souciait de qui était abandonné et qui ne l'était pas. Celui-là l'était. Un sourire releva les lèvres du brun. « On dirait bien que j'ai trouvé le loup.» Il n'avait bien sûr, rien d'un loup, et encore moins d'un berger allemand. Il tenait plus du malamute et d'une autre race nordique qu'il n'identifiait pas encore. L'animal n'était pas mince cependant ; il devait trouver de quoi se nourrir assez facilement. D'un mouvement vif, le brun se rangea dans la catégorie de tous les autres qui l'avaient maintenu en forme : il lui balança un churros, qui atterrit mollement à quelques mètres du chien, devant sa truffe. Ce n'était pas bon pour son diabète, mais le chien s'en foutrait totalement. Tout ce qu'espérait l'homme, c'était qu'un abruti ne viendrait pas l'embarquer parce qu'il avait l'air assez terrifiant pour combler un cruel manque de testostérone.


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Cyrcam
MessageSujet: Re: Something we can do • Cyrcam   Mer 23 Déc - 2:09

Something we can do

Cette journée ne démarrait pas sous les meilleurs hospices. Cela faisait plusieurs jours qu’il n’avait pas mangé quelque chose de convenable, et, pour couronner le tout, voilà qu’une espèce de manifestation canine prenait place dans son parc. Cela avait commencé par un pseudo cours d’éducation canine par un charlatan quelconque qui promettait des résultats rapides et définitifs à l’aide de méthodes et outils coercitifs. Il s’était alors tapi dans l’ombre, à l’abri, mais n’avait pas pu décrocher son regard de ces pauvres bêtes liées à vie à ces gens plus idiots les uns que les autres. Il fut tout de même soulagé quand, sur le groupe de dix personnes, trois prirent la décision de quitter l’endroit, soufflant qu’elles n’avaient aucune envie de détruire leurs compagnons avec une méthode qui ne leur convenait pas. Et Cyrcam les trouva chanceux. Les autres le furent beaucoup moins. Il resta encore un peu avant de s’éclipser, invisible de tous. Il trottina jusqu’à l’autre bout du parc, pensant y trouver la paix, et tomba encore sur un cours, mais de handling cette fois. Le sol était sec et le cours consistait à garder la maîtrise de son chien en prévision d’expositions qui pourraient avoir lieu dehors. Il eut un soupir méprisant et se détourna. Il n’avait pas sa place en ce lieu aujourd’hui, ces déceptions successives le lui confirmant.

Il déambula un moment, suivant les odeurs qui se glissaient sous sa truffe. Il n’avait pas envie de réfléchir et c’était le meilleur moyen pour débrancher sa conscience et ses pensées. Il était en colère. Quelque part il jalousait ces chiens moyens et si peu appropriés qui parvenaient à avoir des compagnons humains. Il n’enviait pas les médiocres, mais ceux qui avaient eu la chance d’avoir ceux qui avaient assez d’esprit pour comprendre qu’un chien élevé dans la peur ne fera jamais un bon chien. Et lui ? Ne méritait-il pas un maître de cette trempe ? Ou ce parc serait-il sa dernière demeure ? Comme souvent dans ces moments d’intense réflexion, une odeur alléchante mit fin à tout cela de façon nette. Il s’était rendu plus loin que d’habitude et était arrivé près du parc d’attraction un peu plus loin. L’endroit était semblable à une forteresse imprenable, d’énormes grilles en faisaient le tour, évitant aux intrus d’entrer et aux clients de sortir. Une autre prison, mais une qui sentait divinement bon et qui devait proposer des mets de choix, dégoulinant de graisse et de sucres. Il s’en léchait les babines d’avance.

Il devait bien manger, et, têtu comme il l’était, il entama alors la création d’un trou creusé par ses soins qui lui permettrait de se faufiler à l’intérieur. Creusant sur une dizaine de centimètres de profondeur et ensuite reculait en emportant avec lui la terre qui s’accumulait dans le fond. Le grillage était en mauvais état sur sa partie inférieure, tordu sans doute par un autre animal – plus petit dans doute – en quête de nourriture. Et, à l’image de Renart, il était prêt à commettre les pires larcins si cela pouvait lui permettre de remplir cet organe vide et pour le moment inutile qu’était son estomac.

Il y avait une foule impressionnante. Les allées étaient noires de monde et esquiver les jambes et les sacs était un réel exploit. Après s’être fait marché une énième fois sur une patte, il décida de longer les baraques contenant certaines attractions. Les coups de feu des carabines à plombs l’impressionnèrent un moment. Il passa un long moment allongé sous une de ces roulottes à observer si cela était effectivement sans danger. Mais les humains préféraient tirer sur des ballons afin d’obtenir des prix inutiles qui serviraient de témoins de leur réussite passagère et leur permettant une excuse d’intégration sociale dans un groupe composé d’être tout aussi débile.  Que l’Homme pouvait être bête !

Il avait pu fourrer le museau dans quelques poubelles et avait obtenu quelques restes sucrés et bienvenues, mais ce n’était pas encore suffisant. Il reniflait le sol sans trop se préoccuper de ce qui l’entourait, étant dans une partie un peu plus calme et étant assez sale pour ne pas attirer les visiteurs, étant si repoussant qu’il leur faisait passer l’envie de tendre la main vers lui. Mais il se figea. Il y avait un homme assit un peu plus loin qui le fixait. Il parla à voix haute, disant avoir trouvé un loup. Cyrcam se tendit un peu, ne sachant pas comment cet homme allait se comporter avec lui. Et, aussi étonnant que cela puisse paraître, il lui lança un churros. Le nordique renifla, et, alléché, s’approcha doucement, un pas après l’autre, attrapa le morceau de patte cuite du bout des crocs et recula de plusieurs pas avant de le manger, toujours en gardant un œil vers l’humain qui ne bougeait pas, le regardant manger. Ayant englouti la pâtisserie en quelques secondes, il releva la tête, fixa l’homme et remua doucement la queue, attendant de voir ce qu’il allait faire.


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Neal Matthews
MessageSujet: Re: Something we can do • Cyrcam   Mar 29 Déc - 23:05

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Something we can do
L'odeur sucrée des churros emplissait l'air, pailletant les lèvres de caramel des badauds, qui ne pouvaient s'empêcher de ralentir devant le stand qui fleurait bon la pâte et l'huile en ébullition. Dans la queue, une gamine emmitouflée dans une énorme écharpe agrippait le manteau de sa mère, fixant sans sourciller l'énorme chien qui lui tournait le dos, remuant paisiblement de la queue à l'idée de planter ses crocs dans une pâtisserie que bien des vétérinaires qualifieraient de poison. De vétérinaires... Et de docteurs, certes. Avaler un churros c'était un peu comme s'enfoncer des morceaux de sucre dans la gorge ; Neal avait donc bien de la chance d'être assez menu pour se le permettre, et de se soucier de son cholestérol comme de sa première dent de lait. Dans sa main, le paquet encore chaud lui graissait les doigts, et il réprimait les images alléchantes d'un lavage de mains en règle, focalisé sur l'elkhound qui ne démontrait aucune intention agressive à son égard.

Les prunelles sombres du faussaire détaillaient la bête, qui semblait avoir perdu de la masse musculaire mais qui était tout de même assez massive pour mettre à terre un chien de la milice sans trop d'efforts. Son poil était sale et son ventre était constellé de feuilles mortes et de brindilles, preuve qu'un bon coup de brosse n'avait pas eu lieu depuis longtemps. Matthews savait reconnaitre une belle bête quand il en voyait une, et la structure du nordique lui indiquait clairement qu'il laminerait la plupart des huskies à la course, surtout si on l'attelait à un traineau et qu'on lui confiait la place de wheel dog. Il avait eu de la chance, pour ne pas être encore emprisonné dans l'un des refuges du coin, ou chopé par la mafia pour être utilisé dans les arènes. Spontanément, le brun s'était pris de sympathie pour lui.

Ses lèvres s'ouvrirent et il siffla, voyant les oreilles de la bête tressaillir. A gestes lents mais précis, il tira une sucrerie du paquet et la tendit au chien - le pire qui pouvait arriver était de découvrir qu'il défendait ses ressources, mais en ce cas le chien lui arracherait juste le morceau des mains et reculerait précipitamment pour l'avaler... Ou plutôt, le gober. Il était confiant. Le croisé était placide comme un percheron, et semblait clairement attendre la suite des choses, ses yeux brillant d'espoir à l'idée de pouvoir lécher le sucre entassé au fond du paquet.




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Cyrcam
MessageSujet: Re: Something we can do • Cyrcam   Sam 2 Jan - 3:19

Something we can do #2

Finissant le morceau de patte frit, Cyrcam releva la tête et fixait à présent l’humain tout en déglutissant et en se léchant les babines ; bien que la chaleur du morceau offert fut désagréable, cette sensation fut bien vite remplacée par le plaisir d’avoir quelque chose à se mettre sous les crocs et de se remplir un peu l’estomac. Mais cela n’était pas suffisant pour remplir l’estomac de l’elkhound qui se tordait encore à la simple pensée d’une nouvelle bouchée. Mais la question était de savoir si l’homme en face de lui et qui le scrutait serait assez généreux pour sacrifier encore de sa nourriture à l’odeur graisseuse mais ô combien appétissante. Il fit un pas en avant, espérant que l’homme comprendrait qu’il avait simplement faim et non pas une quelconque pulsion agressive envers lui, chose qui lui arrivait plus souvent que ce que l’on vient faire croire. Un chien sans maître et sans attache reste toujours une source d’inquiétude pour les humains.

Mais il ne se reposait pas sur l’apparente sympathie de cette personne. Il connaissait les hommes et savait que sous un sourire pouvait se cacher un coup. Et il préférait autant éviter cela ou même de se laisser distraire par la nourriture et être prit au piège pas un agent de la fourrière qui serait venu le chercher pendant qu’il ne prêtait pas attention aux alentours ; c’était un piège grossier mais qui continuait de faire des victimes parmi les chiens sans maîtres et sans toits. Aussi restait-il tendu, prêt à fuir au moindre mouvement suspect dans les alentours, à la moindre odeur inconnue qui surgirait –les humains ne prenait jamais la peine de cacher leurs odeurs quand ils tentent une approche, les idiots.

L’homme l’observait, et cela le mettait mal à l’aise. Il n’avait pas encore déterminé si cette personne était dangereuse ou non. Il se sentait examiné sous toutes les coutures et cela l’intriguait. Jamais aucun humain n’avait porté sur lui autant d’attention qui ne semblait pas se conclure par lui fuyant un éventuel coup. Il était sale, maigre, et pourtant c’était comme si l’homme voyait en lui le chien qu’il fut par le passé, quand il tirait encore le traineau de son ancien maître, que ses muscles roulaient sous l’effort sans jamais lui faire défaut, quand il était encore utile et apprécié.

Mais il n’eut pas le temps de se perdre plus avant dans les méandres de son esprit, étant ramené sur la terre ferme de ses préoccupations par un sifflement. Sans qu’il ne le commande, ses oreilles tressaillirent en réaction à ce son particulier. Son attention se porta une nouvelle fois toute entière sur cette homme farfouillant son paquet et lui tendant un nouveau morceau de patte frit et graisseuse. C’était tentant, beaucoup trop pour être raisonnable, même s’il savait que cela pouvait être préjudiciable. Mais… d’un autre côté, il était rapide. Rien ne pouvait l’empêcher de s’approcher, saisir rapidement sa proie et de retourner à sa place initiale. Fier de ce plan, il s’appliqua à le mettre à exécution. S’approchant doucement, pour ne pas effaroucher l’humain, tendant doucement ses crocs, et une fois l’objet de sa convoitise en gueule, faire un bond en arrière pour la dévorer loin de toute menace.

Se félicitant de son intelligence, il goba le fruit de ce dur labeur avec plaisir.


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MessageSujet: Re: Something we can do • Cyrcam   Mar 19 Jan - 2:59

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Something we can do

De nouveau, l'Elkhound mena le même manège : il observa longuement sa future prise - le churros - hésita pendant une poignée de secondes, puis attrapa entre ses crocs et le tira dans l'autre sens. Les doigts du brun se détachèrent de la chair tiède et dorée sans opposer de résistance, et le nordique recula précipitamment, mâchant le fruit de son larcin avec une satisfaction non contenue. S'il avait été un enfant, on aurait pu discerner un sourire allant jusqu'à ses pommettes, les joues parsemées de sucre. Il se le représentait en gamin des rues, un poil chafouin et méfiant, mais malicieux plus encore. Un rictus presque paternel relevait ses commissures, juste assez pour plisser la peau diaphane qui se situait sous ses prunelles pétillantes.

Un bruit le fit soudain quitter le gris du regard, et attentif comme un berger, il se redressa. Dans la personnification inverse, on l'eut imaginé sans mal en canidé aux oreilles dressées et frémissantes, le regard fixe et les muscles trépidant, prêt à bondir ou à fuir. L'origine du bruit se dévoila, et la seconde option se révéla bien plus prioritaire que la première ; en effet des bottes claquaient sur le pavé, annonçant la venue d'une petite garnison de miliciens. Deux ou trois, pas plus, mais les chaines qui cliquetaient laisser supposer qu'ils étaient accompagnés par leur binôme canin.

Si la milice n'avait jamais réussi à mettre un nom et un visage sur le faussaire, les chiens eux, avaient son odeur. Bien que Neal ait toujours pris garde à porter des gants et à ne jamais toucher le papier, ses travaux manuscrits demandaient une proximité avec le papier toute relative, et il était certain que si les chiens avaient eu l'occasion de renifler ses papiers, ils n'auraient aucun mal à le démasquer.

Bondissant donc sur ses pieds, oubliant instantanément le nordique, Neal se hâta derrière les restaurants, là où les fourneaux expulsaient les odeurs de graisse et de sucre, masquant de ce fait sa présence aux hommes, et son odeur aux chiens. Sans doute sous-estimait-il leur odorat ; cependant, si les miliciens ne faisaient que passer, leurs comparses seraient focalisés sur autre chose - vérifier qu'aucune agitation de la foule n'était à juguler, ou pire, si aucun clébard abandonné ne troublait l'ordre public. Il était évident que l'elkhound serait dans leur ligne de mire, et si le mafieux se réjouissait de profiter du chien pour sauver sa peau, il ne pouvait s'empêcher de songer que la bête ferait mieux de se planquer au plus vite si elle ne voulait pas finir derrière les barreaux.

Une fulgurance le fit sursauter, et il enfonça ses ongles dans ses paumes lorsqu'il réalisa que dans sa précipitation, il avait laissé le cornet de churros sur le banc qu'il occupait précédemment. Il ne manquait plus qu'une flèche clignotante pour indiquer aux malinois où le trouver ! Dépité, il songea que le nordique était toujours dans la même position qu'il l'avait laissé, et qu'il pouvait toujours boulotter le contenu du sachet avant que les miliciens lui mettent la main dessus - il aurait un repas chaud avant l'arrivée en cellule. Si il décidait de se tirer à temps, il ne restait plus qu'à prier pour qu'aucune chose attire l'attention des gardiens de la paix et de leurs molosses. Après tout, son odeur serait camouflée par une centaine d'autres !


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Cyrcam
MessageSujet: Re: Something we can do • Cyrcam   Jeu 18 Fév - 2:34

Something we can do #3

Tout d’abord il ne s’était pas inquiété du bruit environnant. Un gamin ou deux qui couraient et faisaient les andouilles, des chaînettes qui devaient trainer sous les mouvements du vent. Ces choses minimes ne vont pas l’empêcher de fourrer sa tête dans le cornet de churros qui était encore sur le sol après que l’humain soit parti précipitamment. Il en engloutit deux avant de s’en rendre compte : il n’y avait pas le moindre souffle de vent, pas la moindre brise qui aurait pu émettre ce son métallique. Tendant plus l’oreille il se rendit compte qu’un danger approchait.

Il se campa sur ses pattes, et, solidement ancré sur le sol, il prit le temps de sentir l’air qui l’entourait. Il était si concentré à sa tâche qu’il sembla vouloir saisir chaque molécule passant près de son museau, et en décrypter le sens le plus profond, arguant que chaque variation même minime d’un même parfum était porteur d’une signification bien précise. Et il aimait passer son temps à tenter de les décrypter toutes, le plus possible. C’était sans doute une perte de temps, mais c’était la sienne, et personne n’avait à redire à ce sujet.

Il sentait les odeurs grasses des restaurants tout près de lui, il sentait encore l’odeur de l’humain dans l’air, comme s’il crépitait encore de son départ précipité. Tel un cadeau, le vent tourna et lui apporta l’odeur des chaussures de cuirs et des chiens. Il sentait qu’ils étaient proches, Cyrcam pouvait presque sentir l’odeur de la bave qui s’écoulait de leurs gueules béantes.

Il avait l’impression d’un compte à rebours démonique, oppressant. Cela lui semblait presque irréel tant les sons, les senteurs et les mouvements qui l’entourait semblait ne pas être naturels. Tout semblait plus flou, plus incertain ; la peur l’envahissait progressivement. Parce qu’il avait trop tardé, parce qu’il n’avait pas fait suffisamment attention à ce qu’il se passait autour de lui, parce que la faim lui avait fait oublier la prudence.

Il ne tarda pas plus à prendre sa décision et battit en retraite, sachant pertinemment qu’il ne serait jamais assez fort pour lutter contre une division entière, chiens et maîtres comprit. Le repli semblait être la solution la plus sûre, et il s’appliqua à suivre ce plan, et, au passage, piétinant allégrement le restant de churros qui trônait encore sur le sol, seul témoin de son échec.

A présent il lui fallait se cacher.

Mais ou ?

Il voulut d’abord quitter le parc comme une ombre que l’on ne parvient jamais à saisir vraiment, et c’est alors qu’il eut une pensée pour cet humain un peu étrange qui avait eu assez pitié de lui pour lui venir en aide. Il savait que son odeur devait se trouver – bien que de façon minime puisque tout contact avait été avorté – sur et homme et si ces chiens mettaient la patte dessus il ne savait pas comment cela se finirait. Mais ce ne serait pas joli. Il remonta lui-même la piste avec précipitation, notant au passage que l’odeur de l’homme était camouflée par les autres parfums fleurissant dans cet endroit. Il mit un petit temps avant de le retrouver, posté dans un endroit où l’on ne lui prêtait pas vraiment d’attention. Il ne le vit pas arriver et fut surprit quand Cyrcam lui donna un léger coup de patte sur son pantalon, signalant sa présence. Ils se fixèrent et le chien soupira, puis tenta de lui faire comprendre par divers moyens qu’il devait le suivre. Le plan de Cyrcam était clair, il avait connaissance d’une brèche dans le grillage entourant le parc, se situant de l’autre côté de l’endroit où ils étaient et cette direction les éloignait également des chiens et des bottes les accompagnants.

Cyrcam le trouva bête ! L’humain mit de nombreuses et précieuses minutes avant de saisir le message, puis il le suivait gauchement, son regard étant presque toujours à l’affût. Mais qui avait besoin d’être sur ses gardes quand on a les sens d’un chien à son service ? Après moult péripéties, ils arrivèrent enfin à la brèche. Cyrcam n’eut aucun mal à passer, mais le trou se révéla être trop petit pour ce grand âne bipède qui l’accompagnait. S’il le pouvait il en aurait rit de bon cœur.


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