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 [Libre] Nous ne sommes pas du même monde, et alors ?

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Orage
MessageSujet: [Libre] Nous ne sommes pas du même monde, et alors ?    Dim 27 Déc - 21:46

Eveline n'aimait pas cet endroit, elle s'y sentait mal à l'aise, dans ses habits amples et colorés que certains qualifieraient péjorativement de "hippies". Son âme de défenseuse des animaux lui donnait envie d'hurler sur tous les passants qui promenaient leur pedigree sur pattes de ne plus acheter. "Une âme ne se vend pas", "il y a tant de malheureux sur cette terre", "les chiens abandonnés sont tellement plus reconnaissants." néanmoins, l'expérience lui avait apprit que ce n'était pas la bonne méthode, ni pour convaincre, ni pour récolter des fonds. Quant à sa dernière phrase type, la quadragénaire se demandait parfois si c'était bien une réalité vu le manque de tenue d'Orage, sa propre chienne sauvée des rues. L'animal marchait plutôt tranquillement, et de fait, avec une certaine élégance décrédibilisant quelque peu son leit motiv "ne choisissez pas pour la beauté d'une race, sinon la beauté d'un cœur." mais lorsqu'un canidé s'approchait, elle tirait sur la laisse, tous crocs en dehors.

Ce dont ne se doutait pas Eveline, c'est que la Malinoise n'en pouvait plus de tout ce stress qu'elle ressentait à travers la laisse, mais que, reconnaissante justement, elle luttait pour aider de son mieux sa maitresse. Celle-ci ne cessait de lui envoyer des signaux de danger, surtout lorsque les toutous à mémère s'approchaient, alors Orage tirait, grognait, bref, se faisait remarquer. Heureusement, la femme comptant sur le bon cœur de la jeune femelle finit par la lâcher. Un peu calmée, l'animal fit quelques pas dans l'immense parc, les oreilles bien droites et la queue fièrement dressée. Dans ce lieu magnifique où tous les sur-protégés du monde Canin se côtoyaient, la grande majorité étaient soumis, de nature ou par la force des choses. Leurs instincts émoussés par des années de routine comprenant bien peu de sortie les rendaient malléables. Ne les percevant plus comme un danger immédiat, Orage s'était rapidement détendue, en parallèle à Eveline, heureuse de voir les chiens du parc se soumettre à son exigeante rescapée.

Toute heureuse et peu engoncée dans des principes de politesse qu'elle ne connaissait pas, la Malinoise se promenait gaiement, reniflant deci-delà, piquant un sprint, dévorant des bouts de sandwichs haut-de-gamme laissés par des riches discourtois. Bref, c'était la fête pour Orage qui avait laissé Eveline à ses papiers d'appel aux bonnes œuvres plein les mains. De temps en temps, elle regardait son humaine, échevelée, courir de promeneur à promeneur avec ses prospectus sans grand succès puis retournait à son occupation du moment.

Au bout d'un petit temps, lassée d'explorer, Orage décida de s'intéresser de plus près aux chiens du coin. Histoire d'en savoir plus sur leurs coutumes et surtout de proposer un jeu. Elle n'était pas sortie plus de dix minutes par jour cette semaine, de quoi la rendre folle ! Heureusement, l'animal parvenait souvent à s'échapper, sans quoi elle ne disposerait certainement pas des muscles fins mais puissants qui parcouraient son corps, et surtout, serait devenue complètement folle. Au lieu de ça, simplement énergique et surtout, sans chichis, la bergère s'approcha du premier venu, la truffe toujours au ras du sol, tant et si bien qu'elle n'aperçut même pas la tête de son nouvel interlocuteur... Pas même si c'était un bipède d'ailleurs.

-Bonjour *sniiif sniiif* Oh y'a un bout de jambon pas loin... Si j'le trouve, on partage *sniiif snif* ça va ? J'm'appelle Orage. On joue ?

Redressant finalement sa fine tête, la chienne se mit à remuer légèrement de la queue, très contente de ses salutations pour sa part. Elle était naturellement persuadée que le canidé se trouvant proche de sa personne-si c'était bien contre un chien que son corps avait légèrement butté- l'aiderait à fouiner les hautes herbes grasses du parc à la recherche du Sandwich. Rien de tel qu'une bonne petite chasse au trésor pour faire connaissance. Pas vrai ?
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Schweini.
MessageSujet: Re: [Libre] Nous ne sommes pas du même monde, et alors ?    Mar 29 Déc - 16:42






Nous ne sommes pas du même monde.

Et alors ?


Thomas, il s'appelait Thomas. Plutôt de taille moyenne, le jeune homme avait les chevaux sombres mais les yeux clairs. Sa peau était pâle alors que deux cicatrices, relativement petites, marquaient son visage. L'une sur le front, l'autre sur le nez. L'air que cela lui donnait lui allait plutôt bien alors qu'un fin sourire semblait toujours étirer ses lèvres soyeuses. Etait-il heureux ou se moquait-il en permanence du monde et des autres ? Peu bavard, Thomas avait pour habitude d'économiser ses mots. Il parlait peu, certes, mais il parlait bien. Vêtu d'un épais pull et d'un pantalon de jogging, la peau pâle de son visage s'était empourprée après la course qu'il venait de faire, accompagné de son fidèle Malinois. Bien bâti, le joli mâle était puissant tout en étant athlétique, ses muscles étant élastiques. Bien dressé, il suivait désormais celui qui se présentait comme son maître. Dès que le bipède s'arrêtait, il l'imitait. Il se redressait, regardait fixement devant lui et si la pause s'éternisait, il s'asseyait, vigilant et attentif. Au moindre bruit, il tournait la tête, scrutait les alentours. Certains le pensaient nerveux : il n'en était rien. Schweini était simplement attentif. Exigeant, il détestait être pris de court et il s'efforçait donc de repérer ce qui pourrait dégénérer, les attitudes douteuses ou autres.

T. « C'est bien Schweini, tu es un bon chien. Allez, je te laisse un peu de liberté. »

Tendre, le jeune homme lui donna une longue caresse alors que le mâle avait fermé les yeux, baissant un peu les oreilles comme pour lui montrer qu'il était content. Bien que détaché, le mâle resta près de son maître jusqu'à ce dernier lui dise qu'il était libre de s'éloigner un peu. Le chien se leva alors et, s'il regarda son humain s'éloigner pour aller s'étirer un peu plus loin, il fit rapidement volte-face, posant ses yeux marron aux reflets noisette sur les alentours. Les chiens qui se trouvaient ici étaient tous ou presque plus beaux les uns que les autres. Avait-il sa place dans cet étrange endroit ? Franc et courageux, Schweini n'était ni du genre à se laisser impressionner ni à se démonter. Il s'en moquait bien de se savoir beau ou non. Puissant, il se mit en marche, ses pattes se posant avec assurance au sol. Il commença à trottiner le long d'un sentier, contournant d'abord les espaces verts. Régulièrement il s'arrêtait, regardant alors autour de lui. Il faisait un peu froid mais sa course l'avait réchauffé et il se sentait bien. Après quelques minutes d'errance, il se décida à parcourir enfin la pelouse. Il s'arrêta de nouveau et s'assit, posant ses jolis yeux sur une branche nue, en contre-haut. Un gros corbeau était posé dessus, l'air menaçant.

Alors qu'il le regardait, il aperçut du coin de l'œil une jeune chienne, de la même race que lui, approcher. Le nez collé au sol, elle semblait à la recherche de quelque chose -de nourriture ?-. Le mâle eut un sourire intérieur en repensant à ses jeunes années. Lui aussi, avant, avait été ainsi. Mais entre temps, sa vie avait changé. Il avait oublié ces longues heures innocentes et douces, passées à courir après sa propre ombre. Il avait oublié ces après-midis de promenades interminables. Désormais, il guettait et surveillait tout. La nuit, le moindre bruit lui faisait ouvrir un œil. Il se levait, faisait une ronde et si rien ne clochait, il retournait s'allonger auprès de son maître. Ses nuits étaient courtes, ses journées étaient longues mais il était jeune et en forme : il supportait ce rythme et cela lui convenait. Il considéra la petite Malinoise qui s'approchait toujours plus de lui et tendit vers elle une oreille attentive. S'il n'avait pas tant changé, il aurait peut-être eu un bel élan de sympathie mais au lieu de cela, il resta neutre. Ni agressif ni trop sympathique, il était comme interdit, ce qui ne lui empêchait pas d'être très correct.

S. « Bonjour Orage. Je me prénomme Schweini. Cherchons donc ton repas ! »

Cela ne lui ressemblait pas, ou, du moins, cela ne lui ressemblait plus. Pourtant, sa queue se balançait doucement de gauche à droite et de droite à gauche. Il se mit à suivre la jeune femelle, fleurant l'herbe humide de son museau. Comme à son habitude, le mâle se montrait silencieux, pas franchement impliqué non plus dans ladite recherche. Il ne pouvait s'empêcher de surveiller le reste, tout le reste.
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Dernière édition par Schweini. le Mer 30 Déc - 19:15, édité 1 fois
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Orage
MessageSujet: Re: [Libre] Nous ne sommes pas du même monde, et alors ?    Mer 30 Déc - 18:44

[HJ: Désolée pour la mise en page affreuse mais je suis sur l'ordinateur de mon père, qui a la wi-fi, alors que moi non. Etant donné qu'il a jeté le mot de passe que les voisins nous avaient refilé. En plus je copie colle dans l'urgence, car il ne me laisse que deux minutes et personne ne sait ici pour les forums rp.]

Les oreilles triangulaires d'Orage effectuèrent un mouvement si enthousiaste vers l'inconnu, qu'elles se plièrent légèrement, avant de revenir à leur position initiale. Quel hasard ! Un autre Malinois, comme elle... Enfin comme elle, pas vraiment, puisque cet exemplaire légèrement plus âgé et plus... Masculin abordait fièrement la toison brune règlementaire. Il était même plutôt foncé, le masque noir de ses yeux se retrouvant légèrement sur sa poitrine, encore assombri par un regard aux reflets noisettes; tandis que les yeux d'Orage penchaient vers l'orangé. Schweini donc, acceptait de fouiller l'herbe à la rechercher de LEUR repas faillit-elle souligner, rappelant qu'elle était bien décidé à partager. Heureuse, la chienne remua à son tour de la queue, balayant gentiment l'air. Face à un mâle, son envie de dominer était moins irrépressible, sans compter que l'air ferme mais tranquille de ce dernier la stabilisait. Contaminée par l'ambiance paisible, Orage n'avait envie de faire aucune vague, surtout que ses dents effilées étaient plus occupées à s'imaginer croquer dans du jambon que dans une patte poilue nettement moins appétante et qui n'avait rien fait pour le mériter.

En effet, bien que Schweini ne paraisse guère impliqué, il semblait plutôt sympathique, sans compter qu'Orage restait sociable, chose qu'Evengeline avait l'air d'oublier légèrement. Tendue alors que les deux chiens faisaient connaissance, elle avait dardé un regard de reproches et de suppliques mêlées à la Malinoise, avant de se diriger vers le maître de l'autre Berger, soulagée. Pour une fois, Orage allait peut-être même la soulager d'un poids, car leur race en commun, la défenseuse acharnée des animaux avait enfin trouvé un point d'accroche.

-Le pauvre. C'est ton maître ? Elle va le soûler... Elle passe son temps à aboyer.

Fit Orage qui avait capté le regard précédent d'Evengeline. Bon, d'accord, c'était un peu vache de casser ainsi sa maîtresse, mais il faut avouer que cette dernière lui faisait un peu honte bien qu'elle l'apprécie. La quadragénaire ne savait pas se socialiser selon la chienne. Toujours nerveuse, elle abordait les autres en aboyant de manière "agressive" ou trop "geignarde" avec ses éternels prospectus. De plus, elle ne se taisait jamais, et ça, Orage était bien placée pour le savoir. M'enfin, c'était aussi ce qui faisait son charme, n'est-ce pas ? Et puis, Eve' l'avait enfin sortie, ça, ça méritait un peu de compassion de la part de l'intéressée, non ?
Fort de ce constat, Orage lui ficha la paix et retourna fouiner l'herbe. Têtue, la chienne chercha un bon moment avant de crier victoire d'un aboiement sec et joyeux, interppelant Schweini. Se glissant sous le banc, la femelle au pelage crème ressortit avec un demi sandwich jambon-beurre-émental. Un véritable trophée.

-J'ai.

Une patte posée sur sa "proie", Orage en déchiqueta la moitié qu'elle déposa devant le Malinois. Il n'avait pas vraiment cherché, donnant l'impression d'avoir le regard ailleurs, mais chose promise, chose dûe.
-Voilà ta part. Dis... Tu regardes quoi là ?
Sentant le mâle à l'affut, la Malinoise s'amusa un instant à suivre son regard, muscles également tendus comme si un danger allait surgir des hautes herbes. Rien cependant ne surgit, il fallait s'y attendre. Evengeline sortait très peu Orage, et quand elle le faisait, c'était toujours dans des endroits peu intéressants, même si la découverte du Sandwich, du malinois disposé à lui parler et des autres chiens avaient le mérite de la sortir de son ordinaire.

-Y s'passe quoi ?

Répéta Orage avant de s'assoir puis de se baisser pour commencer à engloutir son bien. Tout à coup conscient d'un léger détail.

-M'enfin, moi je sais ce qu'il va se passer si tu ne manges pas. Ton bipède va te le voler, te passer un savon, tout ça pour... Ne pas le manger. La mienne fait toujours ça. C'est casse-patte ! J'comprends pas l'idée, perso.

Heureusement, à demi-cachée par la silhouette de Schweini et les hautes herbes-elle s'était baissée pour dévorer son sandwich.- l'ancienne errante disposait d'une minute de répit. Evengeline semblait posséder un sixième sens normalement pour la prendre sur le fait. Aujourd'hui néanmoins, elle semblait captivée par Thomas, déblatérant tout ce qu'elle pouvait dire de mal sur Orage, et de bien sur Schweini si éduqué, gentil, beau...
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Schweini.
MessageSujet: Re: [Libre] Nous ne sommes pas du même monde, et alors ?    Mer 30 Déc - 19:39

Pas de problème avec ça I love you






Nous ne sommes pas du même monde.

Et alors ?


Si le mâle n'avait pas eu l'air très impliqué dans la recherche dudit repas, il avait tout de même fini par s'intéresser plus sérieusement au dessein de la jeune Malinoise qui le faisait rire, tant par sa franchise que sa débordante jeunesse. Elle semblait plus qu'emballée par son idée et quelque part, le puissant brun l'enviait. Bien sûr, il n'était pas du genre à vivre en poursuivant des rêves vains mais il lui arrivait de se demander où il se trouverait si Bastian n'était pas parti ou si la tante de Mark avait bien voulu de lui. Que serait-il devenu ? Alors qu'il se perdait dans ses pensées, l'excitation de la femelle beige le ramena à lui et il se mit à chercher plus activement, devenant un peu plus entreprenant. Il effleura en passant deux femmes trop bien habillées qui discutaient sur un banc et eut le droit à une réflexion. S'il s'était trouvé dans les quartiers neutres ou en patrouille, il aurait sans doute découvert ses dents en retroussant ses babines mais aujourd'hui, il n'avait pas envie de faire de vague, pas pour rien. Orage et lui étaient déjà suffisamment scrutés par les habitants et les chiens de show pour ne pas en rajouter, déjà qu'ils fouinaient partout comme s'ils n'avaient pas mangé depuis des jours. Le mâle se contenta donc de poursuivre son chemin, s'écartant de la femelle pour ensuite revenir. Quand elle lui demanda si Thomas était son maître, il se redressa pour poser ses yeux sur le jeune homme. Le considérait-il comme son maître ? Il ne s'était jamais vraiment posé la question. La voix trop sérieuse, il répondit pourtant rapidement à la jeune femelle, manifestant apparemment de l'intérêt quant à la conversation qui débutait.

S. « Disons que c'est mon complice. Lui et moi, nous formons une paire qui fonctionne. L'un sans l'autre, nous serions seuls et bons à rien. Ensemble, nous avons au moins un projet et je pense que c'est ce qui fait notre force. Et puis je veille sur lui comme il veille sur moi. C'est quelqu'un de bien. »

Le mâle ne donna pas suite aux critiques qu'Orage émettait contre sa maîtresse. Loyal, le Malinois ne comprenait pas qu'un chien puisse dénigrer son maître mais il mit cet excès de confiance de la Malinoise sur son jeune âge et préféra donc laisser couler. Il se disait qu'il avait bien fait alors que la femelle était déjà repartie en quête de l'objet tant recherché. Puis, peut-être un quart d'heure plus tard, elle poussa un aboiement triomphal. Elle avait cherché ce qui avait été son Saint Graal. De nouveau, le mâle eut un sourire intérieur en regardant la jeunette diviser ledit sandwich avant d'engloutir sa part.

S. « Merci bien Orage ! Ce que je regarde ? Rien, enfin : j'ai entendu quelque chose bouger alors j'ai jeté un coup d'œil, rapidement. Juste pour être sûr. Mange ma part Orage : c'est toi qui a mené la mission et tu sembles en avoir plus besoin que moi ! »

Il se permit un sourire amusé alors que du bout du nez, il poussa la moitié déchirée vers la jeune. Elle fit de nouveau allusion à sa maîtresse. Décidément, elle semblait avoir des tas de reproches à lui faire ! Un peu déconcerté, le visage su mâle se rembrunit quelque peu alors que de nouveau grave, il reprit sur un ton sérieux.

S. « Tu sais, tu ne devrais pas parler d'elle comme ça. Tu n'es pas heureuse ? Je pense que nos humains font du mieux qu'ils peuvent pour nous. Nous sommes loin d'être les plus beaux et pourtant, ils nous aiment. Ils veillent sur nous, nous nourrissent, nous éduquent. Je ne dis pas que j'applaudis des deux pattes chaque fois que mon bipède prend une décision mais ... je lui laisse sa chance ! »

Il avait conclu sur un ton plus jovial alors que sa queue remuait doucement. S'il n'avait pas plus fin que cela, cette chasse au trésor -ou plutôt au sandwich- lui avait permis de se remettre de sa course et il se sentait plus en forme. Il poussa un aboiement bref pour capter l'attention de Thomas qui posa un temps ses yeux sur lui, lui offrant un demi-sourire, apparemment satisfait de son comportement qu'il pensait calme et exemplaire. Thomas ne parlait pas beaucoup ni n'était trop démonstratif et à force de le côtoyer, le Malinois avait appris qu'un demi-sourire équivalait, de la part du jeune homme, à sa bénédiction. Il prit donc le pari qu'il était libre de profiter de cette après-midi qui ne faisait que commencer pour jouer un peu.

Soudain plus entreprenant, il sembla se métamorphoser alors que puissant, il se dressa sur ses deux pattes arrières avant de se laisser retomber et d'étendre ses pattes avant devant-lui, sa queue remuant tant que tout son arrière-main bougeait. Orage accepterait-elle de prolonger le jeu ? Si l'idée emballait le mâle, il glissa néanmoins un coup d'œil furtif sur Thomas qui parlait encore avec la jeune femme. Cela ne pouvait pas lui faire de mal de rencontrer de nouvelles personnes.
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Orage
MessageSujet: Re: [Libre] Nous ne sommes pas du même monde, et alors ?    Jeu 31 Déc - 0:50

Bon, d'accord, Orage n'était pas juste. Ni pour ce qui concernait l'enthousiasme de Schweini pour la chasse au trésor, ni pour sa maîtresse. Légèrement penaude, la chienne délaissa le bout de pain qu'elle avait désormais bien entamé ainsi que celui, offert par son comparse. Elle ne savait plus où se mettre, et plus les secondes passaient, plus la femelle se sentait coupable. Par manque de chance, ses yeux de miel des bois notèrent l'échange entre Thomas et le Malinois. Eveline était gentille mais tellement trop expansive, si peu confiante. Elle étouffait sa chienne, aimante mais mal à l'aise face à cette dernière.

-Je sais. Elle m'a sauvé en plus. J'étais dans la rue tu sais... Je l'aime beaucoup, mais des fois c'est... Rahh je crois que je ne suis qu'une ingrate, une égoïste ! Ca va d'ailleurs te sembler ridicule, mais... J'aimerais avoir ta relation avec ma bipède. J'veux dire, ça se voit que tu sors, ou alors tu fugues énormément pour te muscler comme ça... Mais j'pense pas, car j'ai bien remarqué votre échange. Ben moi, je lui dis un truc, elle ne comprend pas. Pas un regard, pas un avertissement, pas une demande. Rien. Si elle est mal à l'aise, j'essaye de la protéger contre les autres chiens, et c'est tout le temps, crois-moi. Et là, surprise... Au lieu de me laisser faire, elle m'enguirlande. Et puis, je voudrais sortir. Aujourd'hui, c'est la première fois officielle depuis une semaine. Je dois me tirer souvent sinon j'exploserais, moi j'aimerais bien arrêter de détruire dans la maison, seulement, quand ça m'arrive, je n'y pense même pas, les remords viennent après. Sur le coup, je suis une autre qui ne songe qu'à se dépenser. Tu pourrais, toi, tenir 7 jours dans un sofa ?

Une bien longue tirade et bien profonde pour une discussion entre étrangers, mais Schweini avait mit la patte sur le coeur du problème du premier coup. Sans compter que contrairement au cliché, Orage n'était pas le genre de chienne souffreteuse à se complaire dans son passé difficile. Au contraire, c'était un animal joyeux, débordant d'envie de bien faire, d'obéir même. La preuve, elle préférait fuir par le jardin plutôt que de détruire et rendre malheureuse Eveline. Cependant, la quadragénaire ne la sortant pas, la Malinoise perdait la tête. Elle devait sa discrète mais efficace musculature à ses courses folles concentrées sur ses rares sorties "officielles" et le reste à ses sauts de haies, ou encore, ses rencontres hasardeuses avec des Even's acceptant de s'entraîner avec elle.

-Avant, j'étais dans la Milice. Tu connais ce groupe ? Ce sont des chiens de défense. Mon premier bipède était une ordure et j'ai pas honte de le critiquer, ça je peux te l'assurer. Il me mettait un collier qui m'électrifiais, criait tout le temps, tapait aussi. Mais au moins, j'avais un but. On me sortait ! Et puis y'avait les autres chiens de la Milice... C'était mes copains. Enfin j'croyais. Le jour où le sans-poil mâle m'a laissé tomber, plus personne ne m'a parlé. Le chien d'un juge m'a dit que c'était à cause de mon pelage. Maintenant, j'ai plus de pedigree, alors ça a été fini la Milice. Tu vois, aujourd'hui, j'suis mieux qu'avec mon ancien maître d'un côté, mais d'un autre, j'sais pas bien quoi faire.

Maladroitement, Orage tentait de mettre des mots sur ses soucis. Sans pour autant pleurnicher, la chienne ne faisait que dresser un bilan, certes, un peu triste. Au fond, elle n'avait aucun but réel, aucune ambition. Ce qui, pour un animal bourré d'instinct et d'énergie ne pouvait mener qu'à de la dépression. La Malinoise n'avait qu'un an, c'est vrai, mais elle enviait déjà la force de Schweini, visible à l'oeil nu, y compris pour un borgne, tandis qu'il se levait sur ses pattes arrières. D'après son récit, son objectif à lui était clair, il complétait efficacement son maître qui en faisait de même.

Toutefois, tandis qu'elle s'enfonçait dans une certaine nostalgie nimbée de léthargie, Orage eut la surprise de sentir un coup de vent frôler ses oreilles. Schweini battait joyeusement de ses membres avant, comme pour l'inviter à le rejoindre dans des ébats amicaux. Un sourire se dessina alors sur la gueule de la Malinoise. Son jeune âge lui permettait heureusement de rapidement effacer les nuages gris pour retrouver sa joie de vivre habituelle. Se dressant à son tour et faisant fi de sa maîtresse, alarmée qui lui hurlait dessus-s'imaginant probablement un début de combat engendré par son "monstre".- elle se laissa tomber en avant, visant la silhouette de son aîné. Bien décidé à se couler sur lui comme une masse pour ensuite se retrouver au-dessus.

-Viens ! On va plus loin !

Fit-elle en délaissant totalement le Sandwich, de toutes façons repue même si sa silhouette un peu maigrichonne pouvait laisser penser le contraire. Depuis qu'Eveline l'avait récupéré, elle peinait à obtenir une prise de poids de l'animal, à l'époque en mauvais état. Pour autant, Orage dévorait, mais sans doute avait-elle eu beaucoup de carences.

Les oreilles rabattues pour ne pas écouter Eveline, terrifiée à propos d'autre chose désormais-probablement à l'idée que sa chienne s'éloigne- la chienne invita son nouveau camarade d'un petit jappement, ayant renoncé à lui chuter dessus après avoir de toutes manières raté son attaque. Encore une fois, Orage aimerait faire plaisir à sa maîtresse, cependant, à force de crier et d'exiger pour un tout ou pour un rien, sa chienne avait apprit à dévaloriser complètement ses appels. C'était bien simple, Schweini s'en rendrait peut-être compte, mais en écoutant, elle ne ferait absolument rien. Ni jouer, ni renifler, et encore moins s'éloigner à plus de dix pas.

-On fait la course ?!
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Schweini.
MessageSujet: Re: [Libre] Nous ne sommes pas du même monde, et alors ?    Jeu 31 Déc - 3:22






Nous ne sommes pas du même monde.

Et alors ?


C'était quelque chose qui était là, comme ancrée en lui. Le mâle, bien que jeune encore, avait cet étrange sérieux, cette étrange gravité au fond de son âme qui l'empêchait parfois de sourire et souvent de s'amuser. C'était comme s'il avait troqué sa vie de jeune chien heureux et émerveillé d'un rien contre la vie d'un chien plus âgé dont l'œil fatigué aurait déjà vu le monde en son ensemble. Pour autant, si ses camarades lui avaient parfois reproché cette attitude trop sage, ils avaient toujours su qu'ils pourraient le trouver n'importe quand pour lui parler de leurs problèmes, de leurs doutes ou de leurs peurs. Si le Malinois ne donnait pas facilement ni sa confiance ni son amitié, une fois que ces dernières étaient acquises, elles l'étaient pour la vie. Dans le cœur du mâle battait une irrépressible envie de justice. Parfois, le brun s'emportait et s'il s'écoutait dans ces instants, il referait le monde à coups de joie ou de bonheur, comme si un coup de pinceau ou de langue aurait suffit à rendre les pauvres riches et les enfants tristes heureux.

Ses emballements étaient pourtant de courtes durées et il revenait rapidement à la réalité. Les clivages qui s'étaient peu à peu créés à Ithaque allaient bien au-delà qu'une simple lutte entre les riches et les pauvres. Le monde entier était devenu individuel et plutôt qu'une lutte des classes, c'était une lutte de l'individu qui s'était engagée, une lutte à mort. Du haut de ses trois ans, Schweini avait décrété en son fort intérieur que ce n'était pas juste et qu'il ne fallait pas que cela persiste. Mais que pouvait-il faire ? Il n'était après tout qu'un pauvre chien comme il en existait des dizaines de millions d'autres. Il n'était qu'un chien perdu dans la masse, asphyxié par le nombre. Un chien qui courait la nuit après des fantômes insaisissables et cruels. Il secoua alors doucement la tête de gauche à droite alors qu'il prêtait une oreille attentive aux mots de la jeune femelle. Elle n'avait pas vécu que des choses faciles et il respectait son passé et les cicatrices qu'il avait pu imprimer en son cœur. Quand elle s'éloigna pour jouer, se soustrayant aux appels de sa maîtresse, il la suivit, Thomas ne l'appelant pas. Si sa queue remuait encore énergiquement dans l'air, il prit tout de même le temps de répondre sur le fond. C'est lui qui avait lancé le sujet et il ne voulait pas qu'Orage pense qu'il se moquait de ce qu'elle avait vécu ou de ce qu'elle ressentait.  

S. « Tu n'es pas égoïste ni ingrate Orage ! C'est normal de protester, surtout si ta maîtresse n'est pas réceptive à tes alarmes. Mon maître et moi ... nous fonctionnons parce qu'au fond, nous avons besoin de la même chose. Il n'aime pas beaucoup parlé et je crois qu'il a besoin de courir pour se vider la tête ou plutôt, pour occuper son esprit à autre chose. On voit tellement de choses obscures le soir, quand on patrouille ... parfois, nous n'en pouvons plus et lui comme moi nous avons besoin de nous échapper alors nous courons, ensemble. Encore une fois, nous sommes le prétexte de l'autre : lui se dit qu'il me sort et moi, je me dis que je veille sur lui. Quand nous nous sommes rencontrés, j'étais déjà entraîné à la course en laisse. C'est mon maître, mon précédent et mon vrai maître qui m'a appris comment courir, quand respirer, etc. » Il fit une pause, soudain plus grave encore. Les derniers mots qu'il avait prononcés semblaient lui avoir beaucoup coûté. S. « Tu étais dans la milice ? J'en fais moi-même partie. Les hommes ne sont pas tous tendres, comme les chiens mais parfois, nous avons besoin d'être un peu aveugles et sourds si nous voulons nous en sortir. Ils sont sans pitié alors ... peut-être qu'au fond, pour gagner, nous devons être aussi violents que ceux que nous combattons ? Comment gagner si nous ne luttons pas à armes égales ? »

Le joli mâle au pelage brun ferma doucement les yeux. Ce n'était pas une discussion à aborder ici, au milieu des quartiers riches et de leurs chiens de haut rang. Cette discussion-là était bien pour les ruelles sombres ou les appartements abandonnés. L'on ne luttait pas ouvertement contre le crime. L'on procédait discrètement : c'était le meilleur moyen de rester anonyme et invisible pour la pègre. Il ne fallait pas qu'elle se sente menacée par un individu portant un nom ou ayant un visage parce que si tel était le cas, ce dernier signait son arrêt de mort et bien que courageux et brave, Schweini n'était pas suicidaire. Mourir en héros, pourquoi pas ; se faire tuer pour avoir parler juste un peu trop fort une fois, jamais.

S. « Allez, courons ! »

Le puissant mâle avait aboyé cela de façon faussement défiante, sa queue remuant joyeusement derrière son corps musculeux. Le parc était traversé d'un petit sentier de promenade prisée des dames qui couraient pour s'entretenir, attendant que leur mari rentre chez eux le soir, après une longue journée de travail. A l'envolée, le mâle proposa donc à Orage de suivre ce dit chemin alors qu'il partait déjà en galopant, ses oreilles dont les extrémités étaient fumées s'étant rabattues sur sa tête.
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Orage
MessageSujet: Re: [Libre] Nous ne sommes pas du même monde, et alors ?    Dim 3 Jan - 14:35

Bien qu'elle connaisse Schweini depuis peu, la chienne sentait que son avis comptait à ses yeux. Peut-être parce que c'était son aîné, qu'il était gentil avec sa personne, qu'elle admirait déjà sa silhouette musclée sertie d'un caractère pourtant sage, ou qu'il était de sa race. Peu importe la véritable raison, la Malinoise s'identifiait déjà au mâle, aussi fut-elle soulagée qu'il comprenne son problème. Orage n'était pas égoïste de base, d'ailleurs, elle luttait souvent contre ses impulsions, sans quoi, la situation pour Eveline aurait été encore pire. Plutôt que détruire l'appartement, l'animal cherchait à fuir pour dépenser son énergie ailleurs, ou au lieu de montrer les dents à sa maîtresse, préférait s'éloigner en compagnie de Schweini, lequel avait eu l'aval de son binôme pour se promener. Au fond, l'ancienne errante n'était qu'une pauvre bête ayant désormais de quoi manger et dormir mais manquant singulièrement de repères. Aussi se raccrochait-elle désespérément à la moindre autorité positive et juste qui pouvait la guider comme le mâle brun.

Après avoir entendu une dernière fois son nom suivi de jurons fleuris-seillant mal dans la bouche d'une hippie soit-disant adepte de la liberté et cool d'esprit mais passons.- la chienne donna une impulsion à son arrière-train pour suivre son camarade. Signe qu'elle avait bien entendu ses propos et le remerciait pour sa compréhension, les pépites de miel qui servaient d'yeux à la malinoise brillaient d'une lueur joyeuse et un peu folle. Elle gambadait sans s'économiser ni réellement faire la course, prenant des virages trop larges. Qu'importe cependant, la chienne s'amusait grandement, au point de faire un mini détour pour arriver sur l'arrière-train d'un vieux teckel et l'effrayer en lui aboyant dessus. La maîtresse, aussi chiffonnée que son aristocrate de saucisse sur pattes effectua aussi un joli saut sur place qui enchanta Orage. Loin d'être méchante, la chienne était quand même farceuse, et surtout, elle n'avait pas eu l'éducation nécessaire pour savoir ce qu'il fallait faire ou non, se contentant de vivre la vie comme elle venait.

Reprenant une course plus disciplinée, Orage sentait ses pensées se démêler. Elle laissait le superflu dans son sillage, à chaque foulée. Lesquelles manquaient certes de puissance mais promettaient déjà une agilité sans égale. Son cerveau s'ordonnant, les oreilles plaquées en arrière, la chienne réfléchissait désormais aux propos de Schweini concernant la milice. Apprendre qu'il en faisait partie l'avait légèrement refroidie, et elle aurait voulu lui répondre qu'être dur envers l'ennemi n'appelait pas forcément à l'être avec ses proches. Qu'au contraire, le groupe devrait être d'avantage soudé. Néanmoins, elle n'était qu'un chiot à l'époque de son entrée là-bas, et manquant déjà de mordant, bien que ça lui fasse mal de le reconnaître, Orage savait ne pas avoir été un membre exceptionnel, normal qu'on ne se soit pas battu pour la garder. C'était à l'époque, le clown de la bande, la rusée capable de mener un de ces faux "vilains hommes" à bout en les perdant dans un labyrinthe ou en les acculant contre un grillage, voir en les épuisant après une course-poursuite dans leurs vêtements encombrants. Seulement, dans la milice, l'intelligence n'était pas forcément valorisée. Ses coups de malice visant à obtenir un meilleur résultat au prix de risques moindres passaient plus pour de la couardise. Elle n'était pas Schweini-même s'il était aussi intelligent en prime-, porté par une silhouette puissante, au courage sans faille et à la volonté de fer. Décidément, la Malinoise crème ne trouvait pas sa place, ni auprès de sa maîtresse, ni dans une discipline, ni au sein de sa propre race.

Les yeux presque voilés par son introspection, Orage se réveilla au dernier moment pour effectuer une embardée vive. Son dos jugé légèrement trop long selon le standard et sa queue du même acabit-touchant presque terre pour dire.- lui permirent de freiner très légèrement pour sauter par-dessus un banc à la dernière seconde. Elle souffla un bon coup en atterrissant après avoir manqué de s'affaler. Ouf, son agilité surprenante lui avait permis d'éviter une bonne foulure, voir une fracture en bonne et dûe forme.

-T'as gagné.

Lança-t-elle, bonne joueuse, à son aîné, essoufflée car, bien que musclée par ses escapades régulières, manquant d'entraînement. Il faut dire, encore une fois, que de part son âge et sa situation, Orage était loin d'atteindre le niveau de Schweini, même si ses gênes provenant d'une excellente lignée de travail l'y prédisposaient. D'ailleurs, la chienne sentait qu'il lui manquait de la résistance, du souffle et de la technique.

-Tu m'apprendrais ? A courir, respirer comme tu disais ? Tu crois que j'pourrais ? A vrai dire, j'étais nulle en Ring, j'sais pas bien pour quoi je suis faite. Des fois, je vois les jours qui passent, sans savoir où me mettre, que faire, alors que j'en ai envie, mais quoi... Toi, tu as su comment que c'était la Milice ?

Certes, parler de ce groupe ici n'était pas forcément recommandé, mais la chienne voulait savoir, et puis la référence était relativement discrète.

-Ton maître t'as guidé ? Si c'est le cas, je suis mal barrée, parce que je ne veux pas encore critiquer la mienne... Mais disons qu'elle me guide surtout vers le sofa, elle.

Pour la canaliser, Eveline l'avait emmené parfois dans des petits concours d'agility où elle avait fini seconde. Malheureusement, derrière ses airs de Hippies défenseure des animaux, la quadragénaire était très exigeante avec sa chienne. Après l'avoir cru naturellement douée, elle avait été déçue de cette place et avait décidé que ça ne valait plus la peine de s'embêter. Orage était trop compliquée à gérer, pas assez respectueuse, sans doute à cause de son caractère de petite sauvageonne avait songé la femme, pleine de bonne volonté mais certainement pas de remise en question. Le parcours étant loin, et les réseaux sociaux plein de cas à diffuser, Eveline avait finalement laissé tomber, et bien qu'elle s'entraine à son compte, rejoignant parfois des membres des Even's, il manquait un guide à Orage. Un guide et un ami fixe à qui se référer, à qui se mesurer.

-Je m'arrangerai tu sais, si tu veux qu'on se revoit. Même si c'est pas pour m'aider-ajouta-t-elle précipitamment par peur d'avoir l'air trop intéressée. Ce n'était d'ailleurs pas son genre.- J'aime bien être avec toi-confessa ensuite la chienne avec toute la candeur de sa jeunesse.- alors tu vois, on pourrait continuer de se retrouver, même si faut pas compter sur ce parc. Tout du moins, pas avec elle, la prochaine sortie sera le mois prochain. Mais j'connais bien la ville, alors si tu me dis où tu vis et quand tu es libre... On pourrait s'amuser ensemble.

Juste après avoir dit ça, Orage plaqua légèrement ses oreilles à l'horizontale. Elle venait de se rappeler que Schweini était non seulement très occupé mais aussi respectueux de son bipède. Soit il serait en train de servir dans la milice, soit il refuserait de sortir sans l'avis de son maître probablement. Dommage, même s'il restait les rencontres dans ce parc ou ailleurs quand le Malinois serait avec son bipède, mais ce dernier, à force d'être suivi par la chienne crème finirait certainement par la ramener à Eveline.
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[Libre] Nous ne sommes pas du même monde, et alors ?
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