AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Temps de chien. ft Sixtine

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Masculin Messages : 239
Duels (victoires / total) :
0 / 1000 / 100


Votre personnage
Groupe: Kutie club
Stats (ex: 2/5):
Stats (ex: 2/5)Données
~~~PUISSANCE2/5
~~~~~AGILITÉ3/5
~INTELLIGENCE3/5
~~~~CHARISME6/5

Khaleesi
MessageSujet: Temps de chien. ft Sixtine   Mar 12 Jan - 15:12

Khaleesi descendit du taxi où sa maîtresse temporaire l'avait mise en sa compagnie. Aujourd'hui, elle avait promis à sa belle chienne de lui offrir un magnifique collier orné de diamant. Bien entendue, l'humaine ne l'aurait jamais fait si ça n'avait pas été les soldes. Ce qui avait étonné Khaleesi, c'était qu'elles n'aillent pas au centre névralgique, là où se situait le bijoutier le plus réputé de la ville, mais sa maîtresse avait préféré l'amener dans la Rue Marchande, ce qui ne dérangeait pas tant que ça la jolie Australienne. En effet, elle qui n'aimait pas tant que ça les quartiers neutres, elle acceptait d'aller dans cette ruelle car il y avait beaucoup de passants, humains ou canins, et Khaleesi aimait qu'on la voit, que des enfants s'arrêtent pour la caresser, que des adultes disent qu'elle est splendide ... Bref, cette rue était le lieu parfait pour qu'elle puisse s'exposer et se faire une côte de popularité avant même que la saison des compétitions ne se déroule.
Apeurée à l'idée de pouvoir perdre sa chienne dans une foule pareille, la maîtresse de Khaleesi lui mit sa laisse, et elles commencèrent à se diriger, cote à cote, en direction de la Rue marchande. Khaleesi regardait aux alentours, étonnée de voir tant de monde alors qu'il était 15 heures, soit en plein milieu de l'après-midi. L'Australienne restait bien près de sa maîtresse, consciente que les mafieux du Pègre se trouvaient partout dans la ville, et pouvait même la capturer discrètement sous les yeux d'une trentaine de bipèdes.
La maîtresse de la chienne s'arrêta dans une première boutique canine. Khaleesi aimait bien y aller pour voir les autres chiens et regarder les nombreux accessoires, surtout les nouveautés, ce qu'elle préférait par dessus tout pour avoir des accessoires insolites, soit un bonus lors des compétitions. L'humaine regardait les colliers, et en trouva un d'une couleur bleue indigo orné de paillette. Khaleesi fit la grimace, faisant donc comprendre à sa maîtresse que cela ne lui plaisait pas du tout. Elle continua à chercher, mais l'Australienne en avait trouvé un : le collier était rose bonbon, orné de magnifiques diamants. Le prix était plutôt énorme, mais avec les soldes, il diminuait énormément. Khaleesi aboya, montrant du bout de son nez le collier. Sa maîtresse fut aussi émerveillée que sa chienne. Elle l'essaya immédiatement à Khaleesi, qui s'observa telle une princesse dans le miroir. Néanmoins, l'humaine hésitait vu le gros prix de ce collier. Elle finit par accepter et alla à la caisse pour régler cet accessoire ainsi que des croquettes pour rendre le pelage de Khaleesi plus brillant et soyeux.
Lorsqu'elles sortirent dehors, c'était le déluge. Le téléphone de Theresa, la maîtresse de Khaleesi, se mit à sonner. C'était sa mère qui lui proposait de la rejoindre au café, qui se situait à deux minutes de la boutique canine. Theresa accepta, et courut sous la pluie, Khaleesi la suivant de près tant bien que mal. Elle détestait sa mouiller le pelage. Elles arrivèrent devant le café, et ce fut avec stupeur que l'Australienne se rendit compte que les chiens n'étaient pas acceptés à l'intérieur. Theresa, consciente que sa chienne n'aimait pas être seule, décida de ne pas l'accrocher au cas où elle aurait un problème, mais la laissa tout de même sous l'averse, qui devenait de plus en plus importante.
Les minutes passaient, mais la pluie était toujours aussi forte. Khaleesi avait réussit à trouver abri sous l'une des tables de la terrasse, et était assise, le regard triste. Soudain, une masse blanche apparut à ses côtés, à sa plus grande surprise. Honteuse de se trouver dans une situation aussi hilarante pour une membre du Kutie Club, elle dit, d'un air las :

« Un véritable temps de chien, aujourd'hui... »

Elle bailla à s'en décrocher la mâchoire, et continua à fixer le néant, ne faisant même pas attention à la chienne qui avait prit place à ses côtés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Féminin Messages : 31
Duels (victoires / total) :
0 / 1000 / 100


Votre personnage
Groupe: Even's
Stats (ex: 2/5):
Stats (ex: 2/5)Données
~~~PUISSANCE6 / 5
~~~~~AGILITÉ3 / 5
~INTELLIGENCE4 / 5
~~~~CHARISME1 / 5

Sixtine
MessageSujet: Re: Temps de chien. ft Sixtine   Mar 12 Jan - 21:01

Anyone who thinks that sunshine
is pure happiness
has never danced
in the rain

khaleesi • 863 mots

Le temps était maussade, et le coin beaucoup trop peuplé.
Six s'était habituée à l'asphalte rugueux contre ses coussinets, à l'odeur de l'essence qui semblait engluer ses récepteurs olfactifs, même à la violence à peine contenue qu'avaient les humains envers leurs doubles canins. En revanche, la nuée de pieds qui battaient le pavé nuit et jour rentraient difficilement dans sa sphère d'indifférence. Elle avait l'impression que la marée humaine pouvait lui écraser les métacarpiens sans se donner la peine de se retourner sur son passage ; tout comme trop d'humains lui donnaient l'impression d'une apparente similitude, les habitants de la nouvelle Ithaque semblaient penser que tous les chiens se ressemblaient et ne méritaient pas leur attention.
Pourtant, que de différences entre eux !

D'après ses observations, la fille des glaces avait pu classer les chiens en catégories bien distinctes. Tout d'abord, il y avait les chats ; ce surnom plus que péjoratif définissait ceux, mais surtout celles, qui se pavaient avec un poil lustré qu'elles semblaient entretenir comme les matous le feraient. Elles fuyaient l'eau, même les simples flaques, et puaient une odeur synthétique à l'instar des humains qui les accompagnaient. La seconde catégorie bien remplie était celle des hyperactifs : elle s'apparentait un peu plus à cette caste sans partager leur énergie débordante. En effet, ces chiens semblaient ne jurer que par le sport, et ressemblaient, à son grand soulagement, à de vrais chiens - crottés, puants, mais finement musclés. Enfin, elle avait fusionné la milice et la pègre, qu'elle définissait comme baroudeurs, ces molosses bardés de colliers étrangleurs, forts comme des bœufs mais agressifs et prétentieux comme les roquets des vieilles dames.
Tous partaient un point commun : ils vivaient avec les humains, semblaient même dépendre d'eux. Concept qui échappait à la blanche, qui semblait oublier toutes ces années à vivre aux côtés d'un bipède qu'elle avait élevé au rang de dieu.
Elle préférait tout renier en bloc.
C'était plus facile.
Plus lâche, aussi. Surtout.

De son menton dégoulinait une kyrielle de cristal, goutant sur le béton poreux où ses griffes ne marquaient pas la présence de leur propriétaire. Son dos étroit n'était plus d'une rigole d'eau, lac miniature qui débutait au creux de ses épaules et terminait au sommet de ses reins, épousant la forme de son os iliaque qui ressortait légèrement. En effet, le manque d'exercice ne lui allait pas. Son poitrail et son ventre s'étaient muées en amont de rapides, l'eau cascadant à terre et le long de ses membres, après avoir suivi les méandres de ses poils. La chute ultime était courte, et s'achevait dans un éclat inaudible parmi le fracas de milles comparses subissant le même sort.

Des perles liquides s'échappèrent des cils de Sixtine lorsqu'elle tourna la tête, plantée au milieu de la route, resplendissant d'une froide indifférence. Heureusement pour elle et ses membres grêles, aucune voiture n'était présente pour la percuter - les chiens d'Ithaque avaient tôt fait d'intégrer le concept de la route, passage qu'il ne fallait franchir que lorsqu'aucune voiture n'était présente à moins de deux cent mètres, et la husky était loin de se douter à quel point sa position la mettait en danger.
Elle finit cependant par s'effacer, partant en un trot fluide vers un café déserté pour s’abriter quelques instants. L'averse ne la dérangeait nullement, en revanche la faim lui tordait les entrailles, et des petits pains attendaient sur les tables qu'une main délicate ne s'en saisisse. En l’occurrence, ce fut une gueule avide qui les broya en une gerbe de miettes dorées. Les sucres destinés au café subirent le même sort, la langue rapeuse de la femelle faisant fi des emballages en papier fugacement dissous par une salive abondante.

L'éclair blanc n'avait pas musardé, en quelques minutes l'affaire était pliée. Il lui avait suffi de tendre le cou, voire de se lever sur ses pattes postérieures pour atteindre les offrandes. Satisfaite quoique non repue, rêvant d'un lapin frais ou une côte bien osseuse à ronger, la nordique se glissa enfin sous une table pour observer les allées et venues, non sans se secouer vigoureusement pour ôter de son corps un bon litre d'eau, qu'elle préférait clairement par terre que dans sa toison.

» Un véritable temps de chien, aujourd'hui...

Il était clair que la vigilance de la blanche lui avait fait défaut. Surprise, Six se retourna pour découvrir une kutie - ou plutôt un membre bien stéréotypé de la catégorie des chats - au parfum qui la fit grimacer. L'australienne, pomponnée à l'excès, venait de se faire doucher involontairement par le paquet d'eau souillée qui venait de passer d'un chien à un autre. La situation était cocasse, et fit sourire la coupable. Elle aurait presque eu une once de sympathie pour sa victime involontaire si son regard n'était pas tombé sur un collier des plus criards : rose, pailleté, irisé, tape-à-l'oeil... Ne manquait plus qu'un petit grelot et il aurait pu être rangé dans la catégorie des accessoires pour matous. La cendrée soupira et se détourna.

» Cette expression a perdu tout son sens.

N'y avait-il pas un seul "vrai" chien dans cette ville ?
Allaient-ils se cacher dès qu'une ondée venait à se montrer, allaient-ils agoniser lorsque la boue salissait leur poil, allaient-ils un jour agir comme de vrais canidés ?



but this muscle, all this muscle

could never lift a thing without you anyway

I'm so sorry.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Masculin Messages : 239
Duels (victoires / total) :
0 / 1000 / 100


Votre personnage
Groupe: Kutie club
Stats (ex: 2/5):
Stats (ex: 2/5)Données
~~~PUISSANCE2/5
~~~~~AGILITÉ3/5
~INTELLIGENCE3/5
~~~~CHARISME6/5

Khaleesi
MessageSujet: Re: Temps de chien. ft Sixtine   Mar 12 Jan - 21:31

La chienne blanche qui avait prit place aux côtés de Khaleesi lui était inconnue. L'Australienne se décala légèrement, consciente qu'elle était dans le besoin de toujours se méfier des inconnus. A première fois, la chienne n'avait pas l'air d'une Leashless et encore moins d'une membre sans coeur du Pègre. Even's ou Milice ? Telle était la question. Etant donné son physique, Khaleesi aurait plutôt dit Even's mais elle n'était sûre de rien. Cette belle chienne aurait pu faire des ravages sur les shows si les Huskys étaient acceptés, ce qui était le cas que très rarement.
Khaleesi baissa la tête, se rendant compte qu'elle venait de salir l'image du Kutie Club en allant s'abriter sous une vulgaire table. Elle aurait dû être aux côtés de Therasa, dans le café, posée sur la banquette en cuir rouge, sa tête posée sur les jambes de sa maîtresse. Mais non, les chiens n'étaient pas acceptés, alors elle était obligée de rester ici comme une vulgaire sans-laisse. Néanmoins, Khaleesi se redressa, montrant à l'inconnue que malgré son pelage mouillé, elle restait une membre du Kutie Club pour toujours. J'espère que Theresa va se dépêcher, j'en ai marre d'attendre ... s'impatienta la jolie chienne.

« Cette expression a perdu tout son sens. »

L'inconnue venait de parler d'un ton très calme et posé, ce qui avait étonné Khaleesi, qui s'attendait à ce qu'elle lui fasse une réflexion cinglante comme quoi c'était ridicule qu'une membre du Kutie Club soit ici, dehors, sous la pluie. Mais non, elle fit une remarque que Khaleesi n'essaya même pas de comprendre. A vrai dire, si la chienne blanche s'était moquée d'elle, elle l'aurait ignorée et serait allée s'abriter sous une autre table. Elle savait que la richesse et la beauté des chiens de shows faisaient beaucoup de jaloux, comme les Leashless, ainsi que des envieux, comme le Pègre.
Alors que Khaleesi était entrain de désespérer du fait que Theresa l'ai peut-être oubliée, une voiture apparut dans la Rue Marchande, et la traversa en vitesse. Khaleesi fit un bond de surprise lorsque cette dernière roula dans une énorme flaque d'eau. Heureusement, l'Australienne l'avait évité de peu, ce qui n'était pas le cas de la jolie Husky. Khaleesi se dépêcha de se remettre à l'abri, l'air amusé. Elle observa l'inconnue d'un oeil moqueur, contente d'avoir eu le réflexe d'éviter la flaque d'eau.

« Comment t'appelles-tu et d'où viens-tu, jolie chienne trempée ? » ricana Khaleesi avec humour.

Khaleesi n'était pas comme les autres membres du Kutie Club, qui étaient mesquins et mauvais. Elle, elle préférait être naturelle et ne pas jouer la comédie bien que parfois, elle était obligée d'adopter le caractère d'une vedette de show, ce qui ne lui plaisait pas tant que ça. Mais là, elle pouvait être elle-même avec cette Husky.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Féminin Messages : 31
Duels (victoires / total) :
0 / 1000 / 100


Votre personnage
Groupe: Even's
Stats (ex: 2/5):
Stats (ex: 2/5)Données
~~~PUISSANCE6 / 5
~~~~~AGILITÉ3 / 5
~INTELLIGENCE4 / 5
~~~~CHARISME1 / 5

Sixtine
MessageSujet: Re: Temps de chien. ft Sixtine   Mer 13 Jan - 0:08

Anyone who thinks that sunshine
is pure happiness
has never danced
in the rain

khaleesi • 806 mots

La moue de l'aussie lui renvoyait une image interrogative, reflet d'une attente qui s'avérait faussée. Après quelques instants, la nordique au manteau couleur de lys devina qu'avec son expression de damnée et son humeur peu amène, il était aisé de la prendre pour un voyou des rues qui détroussait les jolies demoiselles de leurs colliers en strass.
L'idée la fit sourire. C'était peut-être une reconversion à envisager.

Pour avoir croisé - le terme éviter s'avérait plus juste - à plusieurs reprises la garnison canine de la milice, Sixtine ne concevait pas qu'on puisse la prendre pour ces clébards dressés par des hommes à la main de fer, la bave aux lèvres et la furie lovée dans l'écrin de leurs iris. Élancés et musculeux, ils impressionnaient, et si la femelle était d'une bonne taille, elle ne faisait clairement pas le poids contre un malinois entraîné jusqu'à l'aliénation. Cependant, elle ignorait tout de la pègre qui sévissait dans l'ombre, capturant les chiens les plus beaux pour les revendre, et utilisant les plus forts pour parier sur leur dos. Le stéréotype voudrait qu'un chien de malfrat en soit un également, mauvais avec son prochain, presque même machiavélique, fomentant en secret plans et techniques de manipulation pour asservir ses pairs.
Six elle, n'était qu'une fleur fanée par les péripéties de la vie, par un hasard bien sarcastique qui l'avait fait se replier dans un carcan rocheux et infranchissable.
N'offrant pour seule aspérité que le vide céruléen de ses yeux clairs.

Un crissement de pneus se fit soudain entendre, allant de pair avec le grondement d'un moteur allant crescendo, démontrant que l'engin se rapprochait. Impavide, six ne bougea pas un cil, ayant depuis quelques semaines intégré ce son dans son répertoire auditif. Une voiture, tout simplement. Pour un chien, c'était un prédateur redoutable, bardé d'acier aux membres lourds et à la respiration suffocante et bruyante, qui ne déviait jamais de sa trajectoire. Il fallait comprendre par là que si l'on se trouvait dans la lumière des phares, la tombe était toute proche. En revanche, si l'on était juste à côté, il n'y avait aucun risque. Or, la route, la "ligne directrice" des mastodontes, était à vingt mètres de là, et il n'y avait aucune chance pour que la caisse tourne afin de les prendre en chasse. Aucune raison de bouger donc.
Pourtant, l'expression épouvantée qu'affichait la merle semblait présager un Armageddon tout proche.

Du coin de l’œil, Six la vit bondir en arrière, heurtant au passage le pied de la table en plastique qui émit un léger "couic" en amortissant le choc. Pupilles dilatées, oreilles en arrière, queue basse, c'était comme si le diable en personne venait de se matérialiser devant elles. Au lieu de quoi, il n'y eut qu'une vague soulevée par les pneus, qui s'écrasa de plein fouet sur une husky imperturbable. Les yeux braqués dans ceux de la kutie, la nordique se sentit passer de la perplexité à l'agacement.

» Avec quoi te lavent les bipèdes, du champagne ?!

Sa queue fouetta ses flancs, et, tout en la gardant dans son champ de vision, elle se releva et s'ébroua calmement avant de reprendre sa position initiale, démontrant clairement des signes d'exaspération.
Ah, ces chiens de salon, ces bêtes mijaurées !
Elle la voyait bien dans une piscine au lieu d'une baignoire, se dandinant dans une eau que certains auraient aimé boire même après qu'un chien y ait séjourné. Elle imaginait son maître, un pseudo-noble ventripotent se laissant gaver de melons, de mangues et d'ananas en plein hiver, nourri par une femme qu'il traitait moins bien que son chien.
Ithaque était un vice, un miroir inverse de la réalité.
Sixtine ne s'y sentait pas à sa place, et pire même, elle craignait de ne pas encore avoir vu le pire.

» Comment t'appelles-tu et d'où viens-tu, jolie chienne trempée ?

Jolie chienne trempée qui se retenait de lui donner un nom de mâle histoire de voir jusqu'où la dégénérescence mentale pouvait bien aller. L'abus de shampoing nuisait peut-être au développement neuronal ?
Oh, elle était mauvaise. Elle était amère. Elle qui avait perdu une famille découvrait que les chances de s'en constituer une ici étaient réduites à néant. Dans le décor, elle faisait tâche. Nuisance des rues, n'ayant cure de son apparence, elle n'avait rien à faire là.
C'était trop dur de se rendre compte que la plus intolérante des deux était bien elle, dans ce tableau d'un triste ridicule.

» Verdandi consentit-elle à lâcher en guise de nom, pas prête à céder le sien, son trésor, celui que le Maître lui avait offert à la naissance. Le pseudo lui était venu naturellement, il s'agissait d'un protagoniste secondaire dans les contes nordiques que lisait le Maître à sa progéniture. La sonorité avait toujours plu à la chienne.

Silencieuse, la cendrée dévisagea son opposé, l'interrogeant à son tour. Avait-elle un nom, deux prénoms, un affixe et un numéro de sécurité sociale aussi ?




but this muscle, all this muscle

could never lift a thing without you anyway

I'm so sorry.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Masculin Messages : 239
Duels (victoires / total) :
0 / 1000 / 100


Votre personnage
Groupe: Kutie club
Stats (ex: 2/5):
Stats (ex: 2/5)Données
~~~PUISSANCE2/5
~~~~~AGILITÉ3/5
~INTELLIGENCE3/5
~~~~CHARISME6/5

Khaleesi
MessageSujet: Re: Temps de chien. ft Sixtine   Dim 17 Jan - 23:10

Khaleesi avait préféré ignorer la remarque cinglante de Sixtine, qui lui avait demandé si Theresa la douchait avec du champagne. Le fait d'y songer la fit frémir. Elle, lavée avec du champagne ? Pour qui cette la chienne la prenait-elle ? La Husky blanche devait se douter qu'elle faisait partie du Kutie Club, et qu'elle était donc nettoyée avec le meilleur savon canin de tout Ithaque, pour garder un pelage soyeux et brillant sous les projecteurs. L'Australienne papillonna des yeux en pensant aux shows. Elle avait hâte que la saison reprenne pour pouvoir prendre sa revanche sur ses dernières compétitions qui furent un véritable désastre. Le stresse et les flash lui manquaient. Elle aimait être le centre d'attention d'une grande assemblée, et les shows sont les lieux rêvés pour cela. Khaleesi s'imaginait déjà en couverture du journal. Mais cela n'arriverait pas avant de l'entraînement. Le talent n'arrivait pas comme ça, d'un claquement de doigt, il fallait le travailler. L'Australienne aimerait tellement avoir le même parcours, voir encore meilleur, que celui de sa mère.

« Verbandi, » murmura la chienne cendrée d'une voix lointaine. Khaleesi osa les sourcils, étonnée qu'une aussi belle chienne ai un nom aussi immonde que celui-ci. L'Australienne savait très bien que certains chiens préféraient donner un faux nom aux personnes dont ils ne connaissaient pas les motivations. Khaleesi avait-elle l'air d'une chienne de la Pègre ? Certainement pas ! À ses côtés, Verbandi, si tel était son nom, pouvait être rassurée. « Et toi ? » demanda-t-elle avec une légère curiosité.

Khaleesi se lustra le poitrail d'un coup de langue gracieux, et se redressa du mieux qu'elle pouvait. Elle n'était pas encore connue dans Ithaque, mais cela ne tarderait pas. Plus elle rencontrait des chiens, plus elle se faisait une côte de popularité pour les prochaines compétitions à venir. L'Australienne rêvait d'entendre son nom de la bouche de tous les chiens et les humains d'Ithaque. Elle souhaitait être la chienne la plus connue du Kutie Club jusqu'à remplacer Carlotta. L'ère des Chihuahuas sera passée, laissant place aux Bergers Australiens. Mais Khaleesi ne souhaitait pas devenir comme sa mère, à être enfermée dans un élevage, bonne qu'à engendrer des chiots pour que ses éleveurs se fassent un maximum de bénéfices. Non, elle voulait rester le plus longtemps possible au Kutie Club, devenir la mentor de quelques nouveaux chiens commençants tout juste dans le show. Mais tout ces projets ne se feraient si et seulement si Khaleesi perçait dans le monde de la beauté canine. Déterminée et prête à relever le défi pour honorer sa mère, la belle chienne était prête à tout donner.
La porte du café s'ouvrit, une vague de chaleur aux senteurs de caféines et de thé au jasmin venant narguer Khaleesi, qui se leva d'un bond, voulant rejoindre Theresa à l'intérieur. Mais la porte se referma aussi vite qu'il fut ouverte, le temps qu'un vieux homme sorte dehors avec un parapluie. Khaleesi s'assit, le visage attristé, ne pouvant plus supporter le fait que sa maîtresse l'ai ainsi laissée dehors.

« Je me nomme Khaleesi, » dit-elle d'une voix ayant perdu toute classe et toute supériorité. Elle redressa sa tête, et continua, d'une voix nettement plus sèche. « Tu ne m'as pas dit à quel groupe tu appartiens. Et sache que me mentir sur ton groupe ou sur ton nom ne sert à rien, je ne suis pas une infiltré de la Pègre, tu n'as rien à craindre avec moi. »

Khaleesi lança un regard oblique du coin de l'œil à la Husky blanche, soit disant appelée Verbandi. Ce nom n'avait rien de gracieux, et l'Australienne préférait l'oublier.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Féminin Messages : 31
Duels (victoires / total) :
0 / 1000 / 100


Votre personnage
Groupe: Even's
Stats (ex: 2/5):
Stats (ex: 2/5)Données
~~~PUISSANCE6 / 5
~~~~~AGILITÉ3 / 5
~INTELLIGENCE4 / 5
~~~~CHARISME1 / 5

Sixtine
MessageSujet: Re: Temps de chien. ft Sixtine   Mar 19 Jan - 23:56

she knows nothing
and she thinks she knows everything.
That points clearly to a political career.

khaleesi • 1 292 mots

Derrière ses pupilles à l'attention défaillante, Sixtine se jouait de l'australienne, imaginant mille et unes scènes, caricaturant la vie que la kutie semblait – vouloir ? - mener. Cela commençait dès son réveil, dans des draps de satin et veillée par une drapure à baldaquin. Des domestiques s'empressaient de porter la nantie à la salle de bain, où sa piscine de champagne l'attendait donc ; le bain était suivi par un petit déjeuner composé de homard et d’œufs de caille saupoudrés de diamant. On faisait fi des dents, pourvu qu'elles brillaient ! Sa sortie la menait à travers les quartiers aisés d'Ithaque, dans un carrosse bien sûr, et les rideaux en plastique claquaient le long des fenêtres, accrochés afin d'éviter à la belle toute goutte importune pouvant gâcher sa mise en plis. Le pavé n'était pas assez sacré pour recevoir sa royale patte, et en son for intérieur, l'impératrice rêvait qu'on coupât la tête à ceux qui osaient encore la regarder droit dans les yeux, scannant son âme avec la précision d'une aiguille s'enfonçant dans sa chair. Deux iris embrassés, effrontés, qui la mettaient à terre, elle qui vivait au dessus de tous. Deux flammes qui la dévisageaient sans remords ni regrets, mettant à vif le mal enfoui, n'ayant cure de ce qu'elle pouvait bien penser.
Deux cercles bleu acier désabusés, qui avaient bravé alphas, humains et ours.
Deux voiles  délavés, qui voyaient en cette reine de beauté auto-couronnée, une énième minette à l'ego bien enflé.

« Verbandi » entendit-elle, comme si le son venait à la fois de très loin et à la fois de l'intérieur de son crâne. « Verdandi » corrigea-t-elle donc, lassée, lointaine. Ce nom n'était pourtant pas compliqué. Certains possédaient l'immense malheur d'avoir un nom officiel, un nom d'usage et un affixe d'élevage, rendant la compréhension et l'imprégnation bien plus compliquée. Le ton de la merle laissait supposer que le nom mythique lui semblait grossier – un vrai nom de roturier ! Quels étaient les critères dans ce cas, définissant qu'un pseudonyme était joli ou non ? Fallait-il qu'il ressemble au sien ? Il était évident que les légendes ne lui étaient pas familières ; cependant la sonorité n'était pas agressive, rien à voir aux mots issus de la langue germanique par exemple.

La belle Verdandi des légendes régnait sur le présent ; elle et ses sœurs arrosaient les branches et les racines d'un arbre afin qu'elles ne pourrissent jamais. Craintes et glorifiées par les hommes, elles décidaient du destin ; ce qui était, ce qui est et ce qui sera. A l'instar de ses sœurs, Verdandi était une personnification des forces de la nature. Sa stature de géante et son impétuosité lui permettaient de se mesurer aux dieux, et tout comme eux, elle maîtrisait l'art de l'illusion et de la métamorphose.

Sixtine aurait été immensément fière de porter un tel nom.
Les Riri, Fifi et Loulou ne pourraient pas en dire autant.

Soudain, l'arlequine se redressa d'un bond, lustrant son poitrail d'un coup de langue empressé. Si la husky avait eu des sourcils, l'un se serait sans doute levé jusqu'à s’envoler. Eh, avait-elle vraiment besoin d'impressionner une chienne qui se roulait dans la boue par pur plaisir ? Vraiment ? Visiblement, la réponse était affirmative. L'ouverture de la porte du café stoppa net son début de chorégraphie, et la nacrée en profita pour se relever, humant l'air avec délices. Oh, elle sentait l'odeur du pain chaud – des pieds chauds également, il fallait l'avouer – et du café noir que la femelle du Maître faisait chaque matin. Des odeurs connues, qui lui mettaient l'eau à la bouche. Elle aimerait tant se glisser dans la petite échoppe et se rouler dans un coin pour dormir une semaine entière, mais la présence de miss Univers à l'extérieur lui indiquait clairement que l'intrusion des canidés n'était absolument pas approuvée.
Un soupir lui échappa, et elle reporta son attention sur la chienne, qui lui avait largué son nom comme une poule pond un œuf.
Comparaison peu flatteuse, certes.

« Je me nomme Khaleesi »

Khalessi, donc.
Bien.
Elle l'oublierait dans la journée, mais soit.

« Hm. »

En termes d'inspiration, il y avait un certain record monosyllabique à battre. «  Tu ne m'as pas dit à quel groupe tu appartiens » argua à nouveau l'australienne, laissant une nordique bien décontenancée. Groupe ? Quoi ? Groupe des chiens qui se barrent des chenils et rêvent de quatre-vingt centimètres de neige ? De quoi diable parlait-elle, enfin ?! S'il s'agissait d'une classe de show, la husky se promettait de la gratifier d'un bain de boue non épurée, afin de lui apprendre quels chiens avaient une dignité et lesquels n'en avaient pas. « Et sache que me mentir sur ton groupe ou sur ton nom ne sert à rien» Son ton était plus sec. Était-ce une menace ? Allait-elle l'escorter jusqu'au chenil, malgré les terribles flaques d'eau qui lui bloqueraient le passage ? Pourrait-elle surmonter une telle épreuve ? « je ne suis pas une infiltré de la Pègre, tu n'as rien à craindre avec moi. » La pègre, oui, Sixtine connaissait. La mafia sévissait partout. Et l'idée que cette petite boule de poils parfumée sentait le besoin de la rassurer sur son manque de liens avec la plèbe... Non, vraiment, c'était trop drôle !

La blanche se laissa aller à un gloussement, les yeux rieurs, les muscles détendus. Et puis l'instant d'après, elle pressait l'australienne contre le sol, vulgairement jetée sur le dos comme elle avait pu le faire des millions de fois avec les chiots de l'attelage. Khaleesi leur ressemblait énormément, avec leur arrogance puérile et leurs manières, cependant le jour venait où l'on ne laissait plus les petits divaguer sur les sujets qu'ils voulaient. Les vieux, à bout de patience, les remettaient en place fermement, et la politesse s'installait à coups de frayeurs et de grognements monstrueux.
Il était temps d'apprendre la vie à cette jolie Kutie-face.

« Et si c'était moi, l'infiltrée ? » Un sourire dévoila ses canines, et elle pressa plus fermement la femelle au sol, ses muscles roulant contre sa peau de satin. Les jours – semaines ? - en cage avaient contribué à la perte de son tonus, cependant un chien de traîneau ayant couru tous les jours de sa vie, contre une star des rings qui n'avait fait que tenir debout... L'inégalité était douloureuse pour la petite merle, jetée en bas de son trône. « Et tes humains qui t'abandonnent dehors, sans surveillance... » Elle en profitait, odieuse, la mâchoire tout près des yeux de la belle, jouant de bon gré le rôle de la bête. « Ne sois pas ridicule enfin. » Son ton avait perdu ses roulements sombres, cet arrière-goût de menace, pour retrouver sa tonalité habituelle.

Son poids disparut du ventre de la kutie, et elle se réceptionna souplement sur le trottoir, s'ébrouant afin de chasser le parfum qui lui irritait les narines. « Toutes les kuties sont donc comme ça ? » Elle fit la moue et se laissa tomber sur son arrière train, toisant la demoiselle qui se relevait. « Vous n'avez aucun instinct de suvie. » Et enfin, daignant quitter son habit de morosité, elle se fendit d'un léger sourire : « Demanderas-tu de quel groupe est le molosse qui viendra te prendre pour le compte de la pègre ? » Elle laissa quelques secondes s'écouler avant de lâcher, doucement « Mon intention n'était pas de te faire mal. » Toutes ces simagrées avaient juste le don de l'exaspérer, mais après tout, cette kha-machin n'avait peut-être jamais après que l'arrogance ne menait qu'à la perte.
Sans doute lui apprenait-on qu'il fallait être arrogant pour gagner.

Au final, elle était plus à plaindre qu'à railler.


HRP:
 



but this muscle, all this muscle

could never lift a thing without you anyway

I'm so sorry.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Masculin Messages : 239
Duels (victoires / total) :
0 / 1000 / 100


Votre personnage
Groupe: Kutie club
Stats (ex: 2/5):
Stats (ex: 2/5)Données
~~~PUISSANCE2/5
~~~~~AGILITÉ3/5
~INTELLIGENCE3/5
~~~~CHARISME6/5

Khaleesi
MessageSujet: Re: Temps de chien. ft Sixtine   Lun 25 Jan - 16:37

Khaleesi savait qu’elle venait de chercher Verdandi lorsqu’elle lui avait envoyé ce pique si bien choisit. Mais elle s’en fichait. Elle était la reine, et cette chienne blanche était son bouffon. Verdandi était plutôt jolie, un tel sac à main plaisait bien à l’Australienne, qui s’avoua tout de même que son collier rose était bien plus beau que cette Husky.
Mais les paroles venimeuses de Khaleesi eurent des conséquences. Après un rire grotesque, Verdandi bondit sur la chienne du Kutie Club qui, ne sachant se battre, s’écroula dans une flaque d’eau. La Husky la maintenait au sol fermement, empêchant Khaleesi de pouvoir se déloger. La chienne plutôt passive que Khaleesi venait de rencontrer avait totalement disparue. En effet, Verdandi la regardait d’une façon que la chienne connaissait bien : la jalousie, la haine. Les Leashless la regardaient souvent ainsi. Vivement dans une grande maison et mangeant des croquettes au caviar, Khaleesi était une véritable princesse, et elle l’assumait. Elle essuyait chaque jour des remarques cinglantes lorsqu’elle passait devant des chiens qui détestaient le Kutie Club encore plus que la Pègre.
La pluie ne cessait de tomber, voir encore plus forte. Khaleesi avait les paupières closes, empêchant l’eau de rentrer dans ses yeux vairons. Les griffes de Verdandi faisaient terriblement mal à la jolie chienne au pelage bleu merle.
« Et si c'était moi, l'infiltrée ? » Khaleesi ouvrit les yeux, faisant face à Verdandi, bien qu’elle fût en position de faiblesse. Un sourire démoniaque sur le visage de la Husky blanche, ce qui fit trembler la belle Australienne. Elle tenait encore plus fermement Khaleesi, qui émit un jappement plaintif, cherchant de l’aide autour d’elle. Mais où était Theresa ? « Et tes humains qui t'abandonnent dehors, sans surveillance... » Khaleesi chercha un appui avec ses postérieurs pour pouvoir projeter Verdandi, en vain. Elle ne comptait pourtant pas mourir ici, sous la pluie, alors que sa maîtresse était à quelques mètres d’elle. « Ne sois pas ridicule enfin. » La voix de Verdandi était redevenue douce et calme, et son poids s’enleva de Khaleesi, qui, les membres tremblants, se releva, n’osant même pas regarder l’état de son pelage. La Husky blanche alla se mettre sur le trottoir, juste à côté de l’entrée du café. Khaleesi priait pour que sa maîtresse arrive enfin, mais non, elle restait là, seule, le pelage ébouriffé et ensanglanté. « Toutes les kuties sont donc comme ça ? » La Husky, s’assit, sous le regard sombre de Khaleesi, qui regrettait grandement de ne pas savoir se battre pour lui rendre la pareille. « Vous n'avez aucun instinct de suvie. » L’Australienne plissa ses paupières. Et elle, en avait-elle un ? A par profiter de la faiblesse des uns, elle ne se montrait que très peu utile. « Demanderas-tu de quel groupe est le molosse qui viendra te prendre pour le compte de la pègre ? » Le sourire qui apparut sur le visage de Verdandi fit grogner Khaleesi, qui ne comptait pas se laisser faire de nouveau par son physique qui lui donnait une fausse image d’elle-même. Pègre, Leashless, Kutie Club ou encore Milice, tous étaient pareilles. S’insultant et se crachant dessus, Khaleesi ne savait pas où se mettre. Que faire lorsque tout le monde la rejette, y comprit ses propres camarades de groupe ? « Mon intention n'était pas de te faire mal. » Le ton de Verdandi était doux, mais Khaleesi s’en fichait du regret qu’elle pouvait avoir. Elle l’avait blessé physiquement, ce que l’Australienne n’arrivait pas forcément, alors maintenant, elle la blesserait verbalement, avec plus de dignité que Verdandi.
Khaleesi décida de rester là, posée dans sa flaque d’eau, sous la pluie juste pour montrer à cette Husky qu’elle n’était pas si princesse que ça. Elle aurait volontiers courut pour se réfugier sous la table du bar mais non, pour son honneur, Khaleesi resterait plantée ici. Ses yeux vairons ressemblaient à deux boules de glace et de feu, prêtes à détruire cette Husky au pelage de neige. Une tempête se formait dans l’âme de Khaleesi, qui ne voulait qu’une chose : faire regretter à Verdandi son acte digne des pires criminels de la ville. « Sache que nulle personne n’est autorisée à se comporter ainsi avec moi. » murmura-t-elle d’une voix sifflante, semblable à une vipère. Elle s’approcha de Verdandi sans cesser de la fixer. Douleur. « J’attends des excuses immédiates. Et cesse donc de rigoler bêtement car la fourrière aime bien passer par ici, et ça ne m’étonnerait pas qu’elle embarque une teigne comme toi. »
Revanche embrasée, paroles de glace, Khaleesi voulait voir Verdandi enfermée dans une cache, avec seule occupation que de compter le nombre de tiques qu’elle avait dans son pelage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Féminin Messages : 31
Duels (victoires / total) :
0 / 1000 / 100


Votre personnage
Groupe: Even's
Stats (ex: 2/5):
Stats (ex: 2/5)Données
~~~PUISSANCE6 / 5
~~~~~AGILITÉ3 / 5
~INTELLIGENCE4 / 5
~~~~CHARISME1 / 5

Sixtine
MessageSujet: Re: Temps de chien. ft Sixtine   Lun 25 Jan - 17:55

The great pleasure in life
is doing what people say
you cannot do .

khaleesi • 503 mots

Elle n'avait rien compris.
Au fond, était-ce vraiment surprenant ?

Assise de travers, l'échine courbée de telle sorte que sa colonne vertébrale hérissait la peau veloutée de son dos en légères ondulations, Six avait la tête basse, ne démontrant pas un quelconque signe abattement mais une profonde lassitude. Certes, elle l'avouait bien, son impétuosité et ses méthodes coercitives avaient le don de ne pas prôner la relation de confiance qui s'installait naturellement entre le maître et l'élève - cependant les chiens n'apprenaient pas la politesse à leurs bruyants rejetons à l'aide d'un bouquin en vélin relié d'anneaux dorés.
L'apprentissage d'essai-erreur était de mise, inlassablement relié à l'effet de surprise qu'engendrait une bêtise plus lourde que les autres. Le claquement de mâchoire exaspéré d'un adulte agacé par un chiot, le glapissement d'un empoté qu'on envoyait valser parce qu'il usait trop de ses crocs.
Les couinements d'une adulte qui méritait un rappel concernant les usages canins.

Tout n'était-il pas que violence dans ce monde ? La pluie heurtant leurs épaules en était la preuve. L’éternel combat entre la milice et la pègre. Les batailles futiles pour désigner un vainqueur lors des concours. Le fossé qui séparait les nantis comme l'australienne et les parias comme la nordique.
La violence était partout, insidieuse, rampait dans les moindres recoins. Prenait l'habit d'un regard assassin, d'une gifle retenue, d'un sourire dégoulinant de mépris. Elle se jouait des victimes, s'amusait des résistants. Elle se dévoilait dans sa forme la plus pure, la plus brute, lorsque les os se brisaient et que le sang mouchetait ses jointures.
Mais elle avait beaucoup trop de formes pour que Khaleesi puisse imaginer ne l'avoir jamais salué.

« Sache que nulle personne n’est autorisée à se comporter ainsi avec moi. » Le regard vide de la blanche lui fit écho. Quand bien même aurait-elle été présidente que son attitude n'aurait pas changé. L'assurance de la chienne lui permettait de considérer chaque chien sur un pied d’égalité, peu importait son rang, sa place ou sa réputation. Seul son attelage méritait grâce à ses yeux.
La politesse élémentaire accompagnait ses rencontres, mais le respect lui, devait être dûment gagné.
Le réclamer était d'une exaspérante insolence.

« Pourtant je l'ai fait. » simple constat. Ses antérieurs glissèrent sur le sol et elle s'écroula sans grâce aucune, posant son menton sur ses antérieurs réunis. La petite kutie ne l’impressionnait pas, elle n'était au final qu'une bourgeoise qui n'avait que pour unique arme les mots qu'elle assemblait en torrent haineux.   « J’attends des excuses immédiates. » Son faciès resta neutre, mais un sourire intérieur éclairait ses prunelles acérées. Ses muscles se bandèrent, et au lieu de lui sauter au visage comme on aurait pu l'attendre, elle roula sur le dos. « Et cesse donc de rigoler bêtement car la fourrière aime bien passer par ici, et ça ne m’étonnerait pas qu’elle embarque une teigne comme toi. » Six ouvrit la gueule, et une langue rosée remplaça les mots, dégringolant le long de sa joue, ajoutant du ridicule à la scène.

Et de remuer la queue comme si elle accueillait sa meilleure amie.
Détestablement provocante.



but this muscle, all this muscle

could never lift a thing without you anyway

I'm so sorry.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Masculin Messages : 239
Duels (victoires / total) :
0 / 1000 / 100


Votre personnage
Groupe: Kutie club
Stats (ex: 2/5):
Stats (ex: 2/5)Données
~~~PUISSANCE2/5
~~~~~AGILITÉ3/5
~INTELLIGENCE3/5
~~~~CHARISME6/5

Khaleesi
MessageSujet: Re: Temps de chien. ft Sixtine   Dim 31 Jan - 14:40


Verdandi ne cessait de provoquer la chienne du Kutie Club qui en avait plus que marre. Déjà qu'elle s'était permis de lui salir le pelage, maintenant elle jouait la provocation avec Khaleesi, qui ne pouvait supporter les gens qui se comportaient ainsi. Elle se croyait au Kutie Club alors que non, elle n'était même pas dans les quartiers riches. Cette Verdandi se croyait supérieure au monde entier, comme les chiennes du Kutie Club. C'était désespérant, et l'Australienne espérait que la Husky s'en rendait compte.
Alors que les deux chiennes se faisaient face, la porte du bar s'ouvrit. Khaleesi tourna sa tête avec une vivacité étonnante, le visage enragé. Mais elle se détendit immédiatement en voyant Theresa qui sortait enfin du bar, un parapluie en main. Khaleesi fonça vers sa maîtresse, remuant de la queue, et se frotta contre elle. L'humaine poussa un cri d'effroi en voyant le pelage ensanglanté et emmêlé de sa chienne. Le temps qu'elle passait chaque matin à nettoyer Khaleesi venait d'être réduit en poussière. Theresa porta directement son regard vers Verdandi, et dressa son parapluie vers elle, faisant comme si elle allait la frapper. Le sourire aux lèvres, Khaleesi regardait la scène avec humour, lorsque soudain, le camion de la fourrière passa devant le bar, et s'arrêta. Theresa mit immédiatement sa chienne en laisse, et s'éloignèrent de Verdandi, qui était observée par deux hommes, qui descendirent du camion.
Tu n'as que ce que tu mérites ! pesta intérieurement Khaleesi, qui espérait ne plus jamais revoir cette Husky de sa vie. Theresa et Khaleesi rejoignirent leur voiture et roulèrent en direction de leur maison, la maîtresse de la chienne n'ayant qu'un seul but : lui nettoyer son pelage et lui soigner ses plaies.

[Tu peux encore y répondre une fois et le RP sera terminé :3]



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Temps de chien. ft Sixtine   

Revenir en haut Aller en bas
 
Temps de chien. ft Sixtine
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pawprints :: { Quartiers neutres } :: Rue marchande-
Sauter vers: