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 « La maladresse de certains êtres vivants. [Angel]

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Ashe Tysher
MessageSujet: « La maladresse de certains êtres vivants. [Angel]   Mar 19 Jan - 20:02



La jeune femme rassembla sa longue crinière teinte d'une immaculée couleur, les nouant simplement en une haute queue de cheval plus ou moins bien faîte, témoignant de son empressement à quitter son appartement. Se diriger vers le Centre-Ville, les Quartiers Bourgeois. En somme, des endroits que la détective n'appréciait pas le moins du monde à cause des "fourmis" qui y circulaient, pressées, parfois trop lentes, hautaines, parfois têtes basses. Un nombre astronomique d'êtres humains s'y trouvait et Ashe avait grand mal à pouvoir supporter les endroits trop peuplés, l'empêchant de réfléchir, de se poser. Il n'y avait à ses yeux rien d'excitants à visiter ces immenses boutiques luxueuses, ces cafés trop chers pour elle et à voir ces gens trop bien habillés, trop faux. Certes, des exceptions existaient cependant, la jeune femme n'en avait pas grand-chose à faire: ce n'est pas comme si elle comptait faire ami-ami avec tous les gens aux faciès sympathiques qu'elle croisait en route.

Ainsi, elle avançait d'un pas rapide sur le trottoir trop parfait à son goût, faisant claquer ses bottines plates en cuir noir sur le sol, le menton haut, scrutant droit devant elle sans faire attention aux autres. Les bousculant parfois. L'une de ses mains était glissée dans la poche gauche de son long trench coat beige fermé - qui lui arrivait légèrement plus bas qu'aux genoux -, l'autre étant simplement pendante. Ses jambes étaient enfermées dans un pantalon noir tout à fait simple. Aucun autre artifice ne venait s'ajouter à cela, autant parce qu'Ashe n'avait aucunement le temps de se verser un pot de peinture sur le visage que parce qu'elle avait purement et simplement une véritable fainéantise qui s'emparait d'elle dans ces moments. Et aussi qu'elle n'aimait pas. Trop ridicule à ses mirettes.

« Vous désirez ? », quémanda une demoiselle dont le papier rectangulaire et sous plastique accroché à son t-shirt, du côté gauche, indiquait qu'elle répondait au nom de Rosabelle Dewit. Ashe s'arrêta soudainement, arquant un sourcil avant d'arborer un léger sourire en coin. A vrai dire, ce sourire exprimait à la perfection les pensées peu agréables qui traversaient l'esprit de la jeune femme à la chevelure teinte. A peine avait-elle poussé la porte, mit un pied à l'intérieur de l'endroit qu'on se précipitait presque vers elle. N'était-ce pas une Bibliothèque ? Ne pouvait-elle pas simplement entrer tranquillement ? D'une voix imprégnée d'un détachement désagréable et d'un goût acerbe au possible, la détective répondit à a pauvre employée de l'endroit. « Peut-être que vous me fichiez la paix. Vous n'avez aucunement besoin d'agresser le premier être venu, je comprends pourquoi il n'y a personne ici. Vous faîtes une piètre employée... Mademoiselle Dewit. ». Mademoiselle plutôt que madame, en vu de son jeune âge et de la non-présence de bague à son annulaire gauche, ni de quelconque trace laissant penser qu'elle en porterait à cet endroit. Dans tous les cas, le large sourire de l'employée fondit brusquement sous l'effet corrosif de ces paroles dites avec tout le cœur possible. Dans un sourire satisfait, Ashe finit par avancer de nouveau, soupirant doucement avec exaspération, n'accordant plus aucune attention à la pauvre demoiselle au sourire préalablement doucereux.

A vrai dire, Ashe serait très certainement aller voir cette demoiselle de son propre gré si elle ne l'avait pas ainsi interpellé. Mais, à présent, il lui fallait dénicher un autre employé de cet endroit d'un calme époustouflant. A tel point que sans s'en rendre compte, la demoiselle se gardait bien de faire du bruit sur le parquet impeccable, laissant ses prunelles céruléennes glisser doucement sur les étagères emplies d'ouvrages. Déambulant un instant dans les endroits, la détective finit par repérer un jeune homme à la chevelure blonde et aux traits différents de ceux des américains. Le jeune blondinet semblait occupé à ranger un tas de livres, visiblement bien concentré dans sa tâche et cela fut ample de déduire qu'il était un employé. La jeune femme s'approcha de lui, l'air comme à son habitude incroyablement neutre, venant non loin de lui et se raclant une première fois la gorge avant de s'exprimer. « Excusez moi... Hm. », les prunelles de la jeune femme captèrent finalement le petit morceau de papier rectangulaire et sous plastique indiquant le nom et prénom de l'employé. « Aràn. Dîtes, c'est amusant ces choses qu'on vous collent sur le t-shirt, on a vraiment besoin de connaître votre nom pour simplement vous demander de nous trouver un ouvrage ? ». Mieux valait ne pas se laisser distraire par ce genres de choses légèrement inutiles, pourtant, Ashe avait tendance à être facilement entraînée par ces insignifiants détails. Peut-être parce qu'elle se disait qu'elle n'apprécierait aucunement cela, être fiché ainsi, trop exposé, quelque chose dans ces eaux là.

Se reculant un peu, elle haussa ses épaules, montrant du pouce de sa main droite derrière elle. « D'ailleurs, vous saviez qu'il fallait payer des amendes astronomiques si on dégrade l’extérieur ? Je veux dire... C'est impressionnant à quel point certains êtres ne sont mêmes pas capables de prendre soin de l'endroit où ils vivent. », sauf qu'elle n'était aucunement venue ici pour parler de cela. Ashe finit par croiser ses bras, hochant très légèrement sa tête de haut en bas, comme pensive à propos de ses précédentes paroles. Parce qu'elle se rendait compte qu'il n'y avait aucun rapport entre le fait que l'identité d'un employé était visible aux yeux de tous et le fait de payer quelque chose pour dégradation ? Et également que tout cela avait encore moins de rapport avec la raison de sa venue. Mais également qu'elle réfléchissait au fait que le nom de famille de ce jeune blondinet n'était pas américain. Pas que cela la dérangeait, son cerveau s'appliquait actuellement à lui dénicher de quel pays provenait ce nom. « Nom espagnol ? »



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Angel Aràn
MessageSujet: Re: « La maladresse de certains êtres vivants. [Angel]   Ven 22 Jan - 12:46

C'était une matinée bien tranquille quoique légèrement froide. Après une bonne douche qui avait laissé ses cheveux légèrement humides, les mains enfoncées dans les poches, et de son habituel pas rapide, Angel avait traversé les quartiers chics d'Ithaque. Malgré ce luxe sachant le rassurer un peu quant au type de gens qui s'y vautrait-les chances de rencontrer un agresseur étant moindres.- le jeune homme réprouvait autant d'exagération. Loin d'être rebelle dans l'âme, le mannequin évoluait docilement dans ce monde, tout du moins en apparence, car ses vêtements quoique parfaitement propres et ajustés demeuraient simples. Vivre avec un salaire et déambuler dans des rues parées d'or ne sauraient lui faire oublier son triste passé. Il connaissait parfaitement ses origines, modestes même si ses parents s'étaient évertués à croire et à faire croire le contraire en vivant au-dessus de leurs moyens. Ainsi pour le moment, l'Andalou se contentait de mettre de côté l'argent dûement amassé et travaillait de son mieux, dans l'optique qu'aucun reproche ne lui soit jamais fait.

C'est pourquoi, il avait ouvert la bibliothèque, plus tôt que prévu, comme d'habitude. S'offrant ainsi le luxe de prendre son temps pour ranger les nouveaux livres, réparer les abîmés ou s'informer des nouveautés intéressantes à acquérir. En tant qu'assistant ce n'était pas son travail, mais Angel aimait le faire, et son chef d'ailleurs le savait. Très vieux, celui-ci déléguait toujours plus de boulot à l'Andalou, d'abord revêche, puis adouci par le sérieux de son apprenti. Deux mois après avoir franchi la porte clinquante de cet immense lieu, ce dernier était un employé normal, apte à diriger l'organisation de la bibliothèque à défaut des papiers administratifs ou du budget, domaine exclusif du vieil homme.

C'était donc seul devant le présentoir qu'Angel achevait d'empiler des livres rendus à remettre en rayon. Concentré, il s'aperçut tardivement de la présence d'une femme face à sa personne, juste avant qu'elle ne parle à vrai dire... Et quels mots d'ailleurs ! Fronçant légèrement un sourcil, l'assistant mit un petit temps à réagir puis choisit finalement de sourire. Ses origines n'étaient pas un secret, d'autant plus révélés via cet accent dont il ne s'était jamais débarrassé malgré qu'il soit arrivé assez jeune en Amérique. 10 ans. Trop d'histoire derrière déjà, pour oublier une langue et tout une histoire.

-Bonjour. En effet, Mademoiselle, c'est Espagnol. Quant au prénom et au nom, je suppose que c'est simplement dans l'optique de faciliter les choses lorsqu'un client veut faire référence à tel ou tel employé dans les grandes entreprises... Où simplement une tentative pour créer une ambiance plus chaleureuse ? A vrai dire, je vois plus cela comme une tradition.

Loin de casser la jeune femme concernant ses demandes bizarres, Angel s'était au contraire intéressé à ses propos. Timide mais pas asocial, le garçon avait l'habitude de chercher le contact avec des gens hors-normes. Voyageurs, érudits ou talents en devenir, s'il ne se considérait pas lui-même artiste ou génie, l'assistant bibliothécaire aimait ces discussions sortant de l'ordinaire. Il ne s'en offusquait pas tant qu'on ne venait pas fouiner en profondeur du côté de son passé. Quoique non guindé comme la majorité des gens d'ici, y compris son chef-malgré son côté sympathique.- Angel tenait à la courtoisie et au respect de la vie privée de chacun. Néanmoins, l'inconnue en face de lui n'avait rien fait d'autre que de l'amuser et d'éveiller sa curiosité. Pas de quoi l'envoyer balader, bien au contraire. D'ailleurs, le jeune homme songeait que cette conversation risquait de continuer un moment vu le désert qu'était la bibliothèque, son travail presque achevée et la curiosité de son interlocutrice qui enchaînait sur un sujet totalement différent. Les gens un peu spéciaux, souvent des génies, avaient tendance à faire ça. Si elle en était une, Angel avait l'habitude de traiter avec eux, même si souvent, ils se montraient sous l'aspect de vieux professeurs aussi dégarnis que radoteurs. La bibliothèque d'Ithaque en était bondée aux heures phares. Pas vraiment décontenancé donc par le comportement de l'impétueuse cliente, l'Andalou continua de répondre avec le même sourire, timide mais sincère.

-Oh vous savez, je crois que certaines éminences de cette haute société dégradent juste pour se débarrasser de leurs trop nombreux billets qui encombrent leur portefeuille. Ils s'ennuient, c'est leur manière de se rebeller contre la société ou simplement de... S'amuser je suppose ? Pourquoi ne pas détruire, s'ils ont l'argent pour faire réparer, c'est comme un droit. Ils prennent soin de leur environnement à leur manière en réformant et en renouvelant le paysage, et puis, ils font travailler les maçons, vitriers et autres employés de mairie.

Acerbe ? Pas du tout. On aurait pu croire vu les nombreuses ironies qui semblaient s'être glissés dans son discours. Et pourtant, non. Angel était simplement un observateur neutre qui faisait part de ses conclusions à son interlocutrice intéressée. Les débats étaient à ses yeux, un moyen d'évasion égal à celui de sortir en boîte pour certains. Flegmatique, sans intention d'insulter ou de s'insurger, il constatait simplement et répondait. N'était-ce pas son travail comme bibliothécaire après tout ?

-Au fait, souhaiteriez-vous consulter ou emprunter un ouvrage ? Mademoiselle... Hum c'est vrai vous n'avez pas d'étiquette.

Demanda-t-il, aimable et professionnel quoiqu'également ouvert avec même un petit brin d'humour. Ses gestes lents, son regard posé  l'oblique dans celui de la jeune femme démontraient sa timidité -il n'osait pas la fixer directement.- mais aussi son intention de ne pas clore la conversation malgré sa question. Déambuler dans ces longs couloirs luxueux garnis de connaissance à la recherche d'un seul livre prenait parfois du temps. Ils disposeraient donc d'un bon moment pour continuer à parler, tandis qu'Angel chercherait l'ouvrage. La jeune femme avait beau être curieuse et sympathique, il n'avait pas non plus envie de lui faire perdre trop de temps.
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Ashe Tysher
MessageSujet: Re: « La maladresse de certains êtres vivants. [Angel]   Sam 23 Jan - 2:32



La jeune femme hocha légèrement sa tête, un sourcil quelque peu arqué. Tout comme le blondinet dénommé Angel l'avait écouté, elle en avait fait de même, appréciant par ailleurs les dires du jeune homme. Il lui avait répondu avec on ne peut plus de sérieux, ce qui était en réalité rare puisque devant ses paroles ne s'alliant parfois aucunement, ses tendances à parfois trop parler, beaucoup optait pour déguerpir. Pour revenir au sujet - s'il y en avait vraiment un - de leur conversation... n'appréciant que très peu les êtres bardés d'argent à l'exception de certains aux esprits particulièrement vifs, Ashe avait souvent eu l'occasion de devoir travailler pour le compte d'un humain riche. Au goût de la jeune femme, ils avaient la plupart le mauvaise manie d'être matérialistes au possible. Pourtant, ne l'était-elle pas également un peu ? Si son appartement était un chaos inimaginable, un crâne trônant dans un coin, des livres éparpillés et autre... Ô grand jamais quiconque n'avait le droit d'y toucher sous peine de se prendre une sévère mandale.

Dans tous les cas, les réponses apportées par Angel semblèrent plonger un fugace instant Ashe dans le silence, loin de s'insurger violemment envers les êtres riches qui arpentaient Ithaque, elle préférait ignorer cela. Non parce que son aîné faisait partit de ces dits êtres puissants grâce à l'influence de leur charisme (ou plutôt de leur argent), seulement parce qu'elle n'en voyait pas réellement l'intérêt pour le moment. Certes, tout au fond d'elle, enfouie, ensevelie, quelque chose n'appréciait aucunement ces comportements. La jeune femme se détacha finalement un instant de son air neutre, un léger sourire en coin naissant au coin de ses lèvres charnues tandis qu'elle observait le visage du jeune homme. Ce-dernier, visiblement peu à l'aise ou timide, s'agitait quelque peu, évitant de la regarder directement. La demoiselle ignora cela, amusée un instant par la marque d'humour dont faisait preuve Angel, de cette délicatesse naturelle qu'il dégageait. Agréable à voir.

« Mademoiselle Tysher. Ashe Tysher, puisque vous dites que vos petits badges sont présents pour instaurer une ambiance chaleureuse, appelons nous par nos prénoms si vous le voulez bien. Et puis, tutoyons nous, je dois avouer que toutes ces pseudo cordialités m'agacent. », souffla la jeune femme afin de répondre aux premiers questionnements de l'Andalou. En réalité, si beaucoup avaient tout de suite trouvé un côté grandement horripilant chez Ashe - peut-être de part sa façon de répondre à certains - la jeune femme n'était aucunement ainsi avec tout le monde. Surtout que pour le moment, le jeune homme aux allures délicates lui paraissait être quelqu'un d'intéressant. Était-ce ce calme qu'il dégageait ? En fin de compte, la détective avait tendance à davantage apprécier quelqu'un vers qui elle allait de son propre chef. Son côté assuré agrémenté d'une once de narcissisme aurait tendance à déclarer que c'était parce qu'elle avait un don pour trouver avec qui il était intéressant de discuter.

« Aussi, je suis ici pour consulter un ouvrage sur le vaudou. L'un de mes clients a quelques soucis avec cela d'après ce que j'ai pu comprendre. Enfin, si ces choses là existent vraiment. J'ai simplement besoin de me renseigner un peu sur ce qui tourne autour, les croyances, les rites, ce genre de choses. Mes connaissances en cela sont moindres. », serait-il utile de préciser que la détective détestait se sentir inférieure dans quelque chose ? Son enfance bercée dans la rivalité, l'envie de se surpasser, d'être meilleure que tous devait y être fortement pour quelque chose. Les prunelles azurées de la demoiselle glissèrent autour d'elle, scrutant les environs apaisant. Travailler dans une bibliothèque semblait fortement plaisant, la lecture était encore une des passions première de la jeune femme. Soudainement, elle reporta son attention sur Angel, l'air d'avoir oublié quelque chose puisqu'elle leva son index gauche en l'air, ses lèvres formant un "O". « Ton léger accent est plaisant. Tout comme ton point de vue, d'ailleurs. ». Non, complimenter un être de temps à autre n'écorchait visiblement pas la gorge d'Ashe, ne lui lacérait pas les lèvres, ne lui brûlait pas la langue.



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Angel Aràn
MessageSujet: Re: « La maladresse de certains êtres vivants. [Angel]   Dim 24 Jan - 19:33

Un de ses clients aurait donc un souci avec le vaudou ? Soudainement, Angel s'était senti interpelé par le détail. Difficile en effet d'imaginer dans quoi la jeune femme oeuvrait, surtout que selon ses propres mots, elle doutait de l'existence de ces pratiques magiques. Ce n'était donc pas une voyante, d'autant plus que son pragmatisme apparent ne la prêtait nullement à ce genre de profession. Enfin... Les apparences. Angel savait combien ces dernières trompaient, parfois dans le bon sens même si c'était souvent dans le mauvais. Lui-même avait survécu dans les rues de New York en se faisant passer pour un majeur, sa haute taille et son visage aux expressions matures l'y aidant. Quant à ses traits fins et délicats, au contraire, ils l'avaient aidé à se faire une place dans le monde de la mode, passant pour un gamin que les soucis n'avaient jamais osé effleurer, le laissant pur comme au premier jour de sa naissance. Le jeune homme en savait également un rayon sur tout ce qui était photoshop et autres logiciels de retouche. Bref, l'ère de l'apparence par excellence ! Une chose qui aidait parfois néanmoins, car dans des cas comme celui d'Ashe, l'Andalou se doutait que son air pas franchement médium révélait la vérité. Il imaginait plus la jeune femme comme une chercheuse universitaire, ou une aventurière. Peut-être une guide aiguillant les chasseurs de reliques en herbe ? Elle semblait bien jeune pourtant.

- Même si je doute qu'il y ait de nombreux ouvrages sur le sujet, nous avons certainement ça. Donnez... Enfin, Donne-moi... Une seconde.

Fit l'assistant, acceptant ainsi du même coup la précédente proposition d'Ashe qui voulait qu'ils se tutoient. C'était un peu surprenant pour Angel mais finalement logique vu la tournure de leur conversation précédente. Tandis que l'ordinateur dernier cri cherchait dans une efficacité et un silence parfaits les dits ouvrages en question, l'Andalou rougissait délicatement, ne sachant où se mettre après ces compliments. Les voyageurs et érudits qu'il écoutait avec tant de plaisir étaient souvent des vieux professeurs imbus de leur personne ne prenant pas la peine de lui demander son point de vue, encore moins de le complimenter du coup. Cependant, malgré son bonheur, son étonnement et sa gêne mêlés, l'Espagnol se garda de sauter dans les bras de son interlocutrice... Si elle savait qui il était en réalité, un ancien vagabond au visage souillé de crasse parce que ses propres parents l'avaient rejeté, sans doute ne serait-elle pas aussi gentille. A l'égal des chiens errants d'Ithaque, plus méprisés qu'ailleurs encore, aurait-il reçu un bon coup de pied au derrière. Peu importe le physique qui se cachait derrière l'apparence de souillon, comme c'était le cas, encore une fois, pour certains cabots des rues que l'on devinait exceptionnellement beaux et doux derrière leurs tiques ou puces. Ah les puces d'ailleurs... Il avait connu ça à une époque. Une véritable infection qui l'avait forcé à changer de dessous de pont, où étaient-ce des moustiques ?

L'ordinateur ramena Angel à l'ordre du jour, et tant mieux car dans un geste réflexe, il se grattait légèrement les cheveux depuis un petit temps déjà, son autre main pianotant sur le clavier. Celle qui était pourvue d'une fine cicatrice, aussi lisse que résorbée mais tout de même visible partant de son poignet qu'elle enroulait presque tendrement jusqu'au milieu de la paume. Cette dernière, blanche, tranchait avec le ton mat de sa peau, "viciant" sa main légèrement handicapée depuis qui peinait à se refermer correctement. Un souvenir de ses chers parents que Photoshop parvenait à effacer quand il posait.

- Voilà, nous allons avoir besoin de l'échelle. C'est tout au fond de l'allée F. J'ai aussi le livre d'un aventurier, assez ancien en réserve si ça vous intéresse.

Désignant la fameuse allée, paraissant bien lointaine, le jeune homme la laissa admirer l'échelle roulante, accrochée en haut à une barre de fer ceignant les étagères. Il suffisait de la faire glisser grâce à une manette pour arriver au bouquin voulu. Chacune des dites allées étaient parées d'un de ces petits systèmes bien pratiques, rendant le monstrueux bâtiments aussi docile qu'un minuscule bureau. Sans parler de l'espace qui s'ouvrait devant eux, immense et lumineux, bardé de rosaces anciennes et enrichi par son toit en coupole. Ici, Angel nageait dans le luxe qu'il n'avait jamais connu. Deux extrêmes assez ironiques.

- Dans quoi travailles-tu ?

Osa-t-il enfin demander tout en guidant Ashe vers la fameuse allée où se trouvait un livre assez généraliste du vaudou. Pour plus de précisions, il faudrait sans doute aller fouiner la réserve pour dégoter le journal de Maurice Sheperd, un des premiers habitants d'Ithaque qui avait parcouru les 7 continents accompagné de son jack russel pour étudier toutes les formes de Vaudou. L'information y était plus subjective mais plus complète et quelque chose disait à Angel que Ashe ne se satisfaisait pas des encyclopédies généralistes. Il lui fallait du concret, des appuis aussi solides qu'approfondis, mais bon, autant commencer par le plus simple avant de creuser. Et puis ça tombait bien, l'Andalou avait tellement peu de travail en cet instant qu'il pourrait probablement l'aider à fouiller aussi dans l'ouvrage si elle le lui permettait. Son affaire de vaudou ayant piqué son intérêt.
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Ashe Tysher
MessageSujet: Re: « La maladresse de certains êtres vivants. [Angel]   Lun 25 Jan - 1:01



Alors qu'il tapait et recherchait sur l'ordinateur qui semblait à la pointe de la technologie, Ashe l'observait avec un peu plus d'attention, sourcils froncés. Ces traits fins et admirablement sculptés, sa taille haute mais son corps svelte. Ne l'avait-elle pas déjà aperçu quelque part ? La demoiselle devait se faire des idées, tant bien même le jeune blondinet avait tout pour être mannequin, cela ne signifiait aucunement qu'il l'était vraiment. Les mirettes de la détective scrutèrent le léger rougissement aux joues d'Angel, puis sa main qui vint se glisser dans sa chevelure jusqu'à celle qui pianotait avec habileté sur le clavier. C'est alors qu'elle aperçu une cicatrice blanchâtre qui se glissait doucereusement de son poignet à l'intérieur de sa main, main qui par ailleurs, semblait peiner à se refermer complètement. D'où cela pouvait donc provenir ? Milles scénarios fusèrent à l'instant dans l'esprit de la jeune femme aux prunelles azurées. Une chute, un coup, une lame ? Non, cela ne ressemblait pas à une blessure faîte par lame. Une coupure avec un quelconque objet ? Ashe se souvenait de sa mère qui avait eu un jour la malheur de glisser en portant un bol de verre, il s'était brisé. La main en sang, blessée, les tendons sectionnés. Au final, la mère de la détective n'avait plus la possibilité de fermer entièrement sa main et encore moins de plier son index sous peine de ressentir une douleur atroce.

La voix du jeune homme sembla sortir brusquement Ashe d'une sorte de torpeur, elle se redressa un peu et cligna ses prunelles, pivotant afin de distinguer l'allée en question. Une échelle roulante afin d'atteindre les plus hauts ouvrages et se déplacer sans souci, intéressant. La détective hocha légèrement sa tête, observant un peu mieux le gigantesque endroit paré de très belles décorations, témoignant d'un goût non-négligeable. Sans le démontrer de façon excessive puisque pas dans sa nature, la jeune femme appréciait assez l'endroit bien qu'il lui semblait trop luxueux à son goût. A l'opposé de son frère aîné, la jeune femme n'avait jamais pu supporter les gigantesques habitations et tout ce qui démontrait une richesse aberrante. Son petit appartement tranquille, suffisamment grand pour entreposer tout ses livres, papiers, objets, son pseudo laboratoire où elle se livrait à quelques observations, ses deux chambres et le pure chaos qui y régnait. De toute façon, la présence de trop de personnes dans les environs de son habitation la dérangeait et ce n'était aucunement pour rien qu'elle se trouvait au premier étage d'un appartement de deux étages appartenant à une vieille femme bardée d'argent mais tout à fait charmante. Assez pour ignorer le fait qu'Ashe n'avait rien pour payer le loyer.

« En réalité, je suis détective privée. », avoua Ashe en suivant le jeune homme en direction de l'allée. « Mon client est un homme relativement influent et donc, beaucoup d'ennemis. De façon assez cliché, il est tombé sur une poupée vaudou piquée d'épingles à divers endroit, agrémentée d'un message de menace. Cela a duré pendant trois jours, il a également retrouvé un cadavre de corbeau décapité sur le seuil de sa maison. J'ai eu la possibilité de voir un peu tout ça de mes propres yeux et il ne cesse de me répéter que c'est une affaire de vaudou. En voyant tout, l'idée m'avait effleuré l'esprit mais, l'efficacité de la chose me laissait perplexe. Cependant, il semblait effrayé en disant que sa semaine a été un enfer, il n'ose même plus sortir de chez lui. », la demoiselle ne savait aucunement si cela intéressait ou non le jeune homme. Peut-être s'en fichait-il comme de sa première couche, tout comme peut-être que cela l'intriguait. Une fois lancée sur un sujet en présence d'un être qu'elle jugeait agréable - en l’occurrence, Angel à cet instant -, Ashe était bien capable de discuter des heures durant. Tout comme parfois, la détective était muette comme une tombe. C'était là une tendance propre à la demoiselle, d'être dans les extrêmes. Au moins, elle avait comblé un possible silence de part ses babillages.

« Tu as déjà vu des choses similaires ? Par ailleurs, une fois qu'on aura trouvé l'ouvrage, j'aimerai en effet qu'on aille prendre le livre de l'aventurier dont tu as parlé. ».

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Angel Aràn
MessageSujet: Re: « La maladresse de certains êtres vivants. [Angel]   Ven 29 Jan - 2:29

Menteur.

Aussi involontaire que constant avec ça. Parce que son corps, à débuter par cette main porteuse d'une cicatrice loin d'être orpheline. En effet même s'il n'était pas couvert de marques, le jeune homme portait quelques unes de ces griffures fines. Chacune avait son histoire, liées à la rue, sauf celle de son poignet, reine de toutes, offerte par son géniteur. Deux promettaient de s'effacer, tandis que celle perchée sur son trapèze demeureraient, têtues et invincibles. Lui le savait. Du coup, en dépit d'un manque de force évident, les autres voyaient une approche de la perfection, à travers son physique angélique. Au sein de cette société d'apparence, c'était le jeune homme délicat, entouré d'un monde soyeux, luxueux et propre. Il était l'assistant bibliothécaire courtois, n'ayant connu de la vie qu'un écrin de satin particulièrement indulgent avec lui. Y compris ceux qui pouvaient soupçonner son véritable passé ne voulaient rien en savoir, détournant le regard de sa cicatrice, imaginant derechef, une histoire aussi traumatisante que dangereuse pour leur petite tranquillité. Cela arrangeait bien le mannequin, qui ne se formalisait pas à l'idée de passer pour le gamin chanceux et superficiel, gentil mais sans autre intérêt que son érudition ou sa curiosité amusante à l'égard des gens un peu hors-norme.

De son pas donc léger comme celui qu'on attendait d'un être aussi innocent que lui, l'Andalou conduisit Ashe au rayon convenu. Chemin faisant, il s'arrêtait pour l'attendre un peu ou s'octroyer un haussement de sourcils surpris à l'énonciation du métier de la jeune femme.

- Quelle horreur. Mais ne craignez-vous donc pas que ces ennemis découvrent votre lien et se détournent contre vous... Toi... Pardon ?

Une main frivole portée à ses lèvres dans un geste légèrement efféminé. Il détestait ces manières. D'habitude, ces dernières passaient pour celles d'un garçon de bonne famille, légèrement exagéré, ou un gentleman en herbe. Néanmoins, ces "affreuses" attitudes éthérées ressortaient toujours lorsqu'il était inquiet. Or, suite à ces aveux, Angel ne pouvait s'empêcher de paniquer par empathie. Bien que la détective semble plutôt posée, à sa grande honte, lui s'emportait à sa manière, toujours aérien en apparence, mais une lueur terrifiée trônant dans son regard.

Le harcèlement. Il le connaissait si bien, ce grand cabot noir qui l'avait poursuivi des années dans la rue. L'auteur de ses cicatrices, peu nombreuses mais chargées d'Histoire. Angel s'en repentait souvent, mais il appréciait trop sa vie tranquille pour se risquer à se mettre à portée de fusils. Combattant les injustices bien au chaud sous sa couette, l'Espagnol envoyait de l'argent aux associations humaines ou animales. En attendant un film dont le streaming chargeait lentement, ému par un cas particulièrement horrible, il lui arrivait d'y envoyer les 400 dollars gagnés lors d'une séance photo particulièrement difficile. Mais jamais pour des associations défendant les droits des homosexuels... On pourrait retrouver sa trace de criminel déviant, qui sait ?

- Non, je n'ai jamais vu cela, à vrai dire, mon univers de connaissances sur les objets soit-disant emprunts de magie s'arrêtent à celui des Mayas, des Incas ou des Olmèques, des reliques historiques.

Le vaudou était bien trop abstrait pour attirer le pragmatique, trop cauchemardesque pour intéresser le rêveur. Néanmoins emprunt de volonté, le jeune homme fit plus que tendre le bouquin à Ashe, s'asseyant lui-même à une table en cristal avec un autre ouvrage. Ce dernier traitait justement d'ancienne reliques bien réelles, néanmoins, un chapitre était consacrée au Vaudou, concernant des tribus amérindiennes et africaines que les scientifiques avaient vaguement étudié car elles se trouvaient sur leur chemin.

- Je trouve ça courageux et beau de mener une telle bataille contre l'injustice, mais pourquoi ne pas être devenue policière plutôt ? Je veux dire, c'est tout aussi risqué que fastidieux de travailler seule non ? A moins que tu n'aies une équipe ?

Il l'admirait, il l'enviait et la plaignait tellement.

- Et tu exerces depuis longtemps ?

Crainte de parler, comme s'il pouvait être accusé de complicité, fierté d'intéresser une femme dans la même tranche d'âge que lui mais ayant déjà tout vue, et fascination pure se mêlaient. Ses lèvres fourmillaient de questions, il ne s'attendait pas, aujourd'hui, à trouver un de ces cas tant chéris par son cerveau en manque d'aventures, trop heureux de ne pas les vivre par lui-même. Au point de se sentir lui aussi détective, tout à coup. Usurpateur. Menteur.

Pouvait-on être héros par procuration ?
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