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 Aube [ft. Aether]

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Damasio
MessageSujet: Aube [ft. Aether]   Dim 24 Jan - 23:28



AUBE
Avec Aether


L’air qui sort de mon museau crée de jolies volutes blanchâtres. Il fait froid ce matin, je trotte donc rapidement pour me garder au chaud. Je déambule avec nonchalance dans les rues et sur les pelouses, heureux de m’être levé assez tôt pour pouvoir faire ma promenade sans me faire importuner. Le Soleil vient à peine de se lever et n’a pas encore fait disparaître la rosée nocturne. Celle-ci macule l’herbe sous mes pattes et humidifie mes coussinets. Je baille allègrement; j’ai dormi par secousses cette nuit, je me suis réveillé en sursaut à de nombreuses reprises. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive. Mes nuits sont de moins en moins bonnes. Cela se ressent sur mon niveau d’énergie, à mon grand déplaisir. Je fais plus de siestes qu’avant et j’ai tendance à me fatiguer vite. Je n’avais pas ces problèmes lorsque je vivais encore avec Propriétaire. Ni angoisse, ni réveils en sursaut, ni fatigue excessive. Il faisait bon vivre avec mon maître. Depuis ma fugue j’ai appris ce qu’avoir faim, avoir froid ou être sans défense signifie. Sans parler de la solitude qui me ronge. Avant, je partageais tous avec mon camarade, il ne s’écoulait jamais plus de quelques heures sans que je le voie. Grâce à lui, j’étais connectée à la ville, aux autres humains et aux autres chiens. J’avais une vie sociale, je pouvais dépenser mon énergie, je vivais dans un cocon douillet dont je n’ai jamais eu honte, contrairement à d’autres. J’ai bien servi Propriétaire, et il a su me le rendre au centuple. C’est parce que je ne pouvais plus rien pour lui que je l’ai abandonné. Sans moi, il peut mieux faire son deuil et refaire sa vie. Peut-être adoptera-t-il même un nouveau chien, plus performant que moi. J’ai réussi à accepter ma nouvelle condition. La boiterie, la lueur de pitié dans le regard des hommes, l’intérêt des chiens pour ma patte qui a mal guéri, tout ça ne me dérange plus. Cependant, ça brisait le cœur de Propriétaire, et voir ce dernier triste était inconcevable pour moi.

Cet isolement me pèse. Jamais je n’ai rencontré autant de monde en si peu de temps étant donné que je me ballade sans cesse, cependant je ne parle à personne. J’essaie de ne pas me montrer aux yeux des humains et je fais de mon mieux pour éviter mes camarades canins. Je me console en me disant que je connais de mieux en mieux la ville. Les quartiers moins favorisés sont les premiers que j’ai explorés et ce pour deux raisons. Premièrement, un chien errant dans les ruelles mal famées peut facilement passer inaperçu. Deuxièmement, il s’agit d’un endroit que je n’ai jamais fréquenté en compagnie de Propriétaire, il est donc improbable que je l’y croise. Je dors sous les perrons, derrière les bennes à ordure des petits restaurants. Pour m’abreuver, je lape les bains pour oiseaux assez bas, les petits lacs dans les parcs. Je mange ce que je trouve et quand j’en trouve. Certains humains prennent pitié des pauvres chiens solitaires et abandonnent derrière eux le reste de leur repas. Dans les moins bons jours, je fouille dans les sacs de poubelles, ou je mange dans les gamelles laissées à l’extérieur des maisons. C’est l’aventure, on ne sait jamais d’avance si on va terminer la journée le ventre plein ou l’estomac dans les talons. Ma plus grande crainte, cependant, c’est les puces. En quittant la maison, j’ai gardé mon collier ainsi que le petit appareil antiparasitaire qui y est accroché. Pour le moment je suis donc protégé. Mais le bout de tissu s’est usé prématurément, à force de me faufiler dans les buissons pour mieux me cacher, et ne tient plus qu’à un fil. D’ici quelques jours, peut-être moins, je serai réellement un chien sans maître et sans collier. Sans ce dernier, je n’aurai plus aucun lien avec Propriétaire. Si la fourrière, dont on parle avec respect et appréhension, me trouve, elle ne pourra me renvoyer chez mon maître.

Aujourd’hui, je déroge à mes habitudes. Mes pattes m’ont amené hors des quartiers moins fortunés. Je m’aventure aujourd’hui dans la zone portuaire, que j’ai déjà visitée une fois avec propriétaire. Au lieu du ponton chaud sous les coussinets et de l’eau sombre sur laquelle de majestueuses embarcations flottent, je découvre un lieu mystérieux où la brume ne s’est pas encore dissipée. Les bateaux géants ne sont que des silhouettes et le bois mouillé agit comme un miroir et reflète le gris du ciel. Je lève le museau. Le soleil ne tardera pas à percer la voûte nuageuse, mais en attendant tout est gris. Les humains qui travaillent par ici arrivent au compte-goutte, ils n’ont pas commencé à crier à tue-tête. La dernière fois  que je suis venu, c’était en plein milieu du jour et il y avait tellement de monde qui gueulait que j’arrivais à peine à distinguer les clapotis de l’eau. Étrangement, aucune brise ne souffle ce matin, ce qui n’empêche pas les embarcations gigantesques de tanguer sur les flots. Je médite quelques instants à observer leur ballet lent et désordonné avant que mon ventre ne manifeste son mécontentement. Je ne me suis pas encore habitué à manger à des intervalles très irréguliers. Comme les gargouillis ne semblent pas en voie de se calmer, je prends l’initiative de fouiller dans le matériel de pêche qui traîne sur les pontons. S’il reste un poisson, ou un morceau de lunch, je le trouverai.


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MessageSujet: Re: Aube [ft. Aether]   Mar 26 Jan - 4:48

« AUBE »
AETHER FEAT. DAMASIO



LA NUIT FAISAIT LENTEMENT PLACE AU PETIT MATIN. La clarté des premiers rayons du Soleil remplaçait doucement l’ombre sans étoiles. Les ports étaient encore masqués dans la brume épaisse typique de l’air maritime. Les goélands s’envolèrent en hurlant à tue-tête lorsqu’Aether traversa leur groupe au galop. Il aboya après les volatiles blancs aux plumes lisses qui s’éloignaient dans le ciel gris avec un air outré. Leurs ailes les portèrent sur des courants aériens que seuls eux pouvaient sentir. Ils disparurent dans le brouillard marin. Les cris des oiseaux se perdirent peu à peu à leur tour. Le canidé s’arrêta, les pattes dans l’eau jusqu’aux chevilles. Il sentait la fraicheur de la mer contre ses membres, le liquide salé qui s’infiltrait entre ses poils, le sable moelleux sous ses coussinets. Lorsqu’il avait découvert le rivage, il avait tout de suite adoré. Jamais auparavant il n’avait vu de si grand espace. Jamais il n’avait eu l’impression d’être si petit dans un monde qui lui avait paru soudainement bien plus grand qu’il ne le croyait. Il se souvenait de la campagne où il était né. C’est grand et ouvert. La forêt lointaine paraissait à des lieux du balcon de la fermette. Mais ici, au bord de l’océan, c’était encore plus grandiose. L’horizon se perdait au loin, on ne pouvait distinguer la terre du ciel. C’était beau, c’était si beau.

Les goélands disparus, le rouge et blanc revint vers les quais. Il prit les marches qui montaient de la plage qu’au niveau de la ville qui surplombait la mer en haut d’une falaise rocheuse. Cette dernière était endormie. C’était l’heure où l’activité était le plus réduite, un temps entre les nocturnes et les diurnes. À ce moment de la journée, les humains dormaient tous. Peut-être certains s’extirpaient de force de leur lit, appelés par l’alarme qui sonnait d’un bip crescendo leur réveil et le début de leur journée. La vie sauvage, elle, suivait le rythme que la nature s’était donné. La faim, protestation âgée de dizaine de milliers d’années d’évolution, tirait du sommeil les errants d’Ithaque. La zone portuaire de la ville était un quartier très intéressant. Des parfums des plus diversifiés flottaient dans l’air –bien que grandement masqués par une forte odeur de poisson. Il fallait simplement le nez pour apprécier  cette variété… Les caisses sur les quais contenaient d’innombrables choses. En reniflant celle-ci, il avait deviné une cargaison de laine. Et dans celle-là, des boites de conserve de petits poids. Dans l’autre là-bas, des fruits exotiques, probablement pour répondre au besoin des bourgeois qui consommaient mangues, kiwis, caramboles, ananas, melons, pitayas et bien plus encore. Dans de grande boite en planche de bois, il avait trouvé des sacs de nourriture pour chiens. L’odeur artificielle des croquettes pour canins ventripotents de salon n’était pas très alléchante pour un habitué des restes de table, repas qui goûtaient bien meilleur –surtout lorsque c’était du poulet ou du bœuf.

Des traces olfactives attirèrent son attention. Parmi les vestiges de passage humain datant d’hier et les filets sentant encore la morue et l’algue, l’odeur récente d’un chien flottait dans l’air. Aether se raidit. Il n’apprécier pas particulièrement partager un repas. Chaque bouchée était importante –et délicieusement savourée lorsqu’on était un sans-abri. L’idée qu’un autre cabot se promenait dans le coin en même temps que lui ne le réjouissait guère.  Il n’était pas rare qu’un affrontement s’imposait pour manger. Les chiens de rue ne s’aimaient pas beaucoup entre eux, voyant des rivaux partout. Le rouge et blanc savait de quoi il parlait. Si les grognements ne suffisaient pas à faire fuir l’un ou l’autre des adversaires, la lutte devenait immédiatement plus violente. Dans les quartiers les plus pauvres, là où les chiens avaient à peine un peu de chair sur les os, cela arrivait souvent. Et l’Armageddon, le combat final pour un simple bout de viande débutait. Le pire, c’était quand la meute de Toskel s’en mêlait. Ces êtres sans compassion ni respect n’hésitaient pas à prouver qui était le plus fort. Et pour ceux qui osaient leur tenir tête trop longtemps, un simple couic! et ils n’opposeraient plus jamais de résistance. Il débuta la mission de reconnaissance. Le berger suivait la piste avec méfiance, mais détermination. Il laissait l’odeur du chien inconnu lui fournir les informations dont il avait besoin pour identifier au mieux son adversaire. Mâle adulte. Bonne santé. D’une bonne taille vu la hauteur où son parfum restait accroché aux caisses. Un portrait basique mais qui lui permettait d’avoir une bonne idée à qui il avait à faire se dressait dans sa tête. Au coin d’un embranchement d’un des nombreux quais, derrière la cargaison d’un navire au drapeau bleu et blanc décoré de quatre fleurs de lys dans les coins, il découvrit enfin qui trainait au port ce matin. Une fourrure noire et blanche, un physique sportif et des courbes d’un pure race digne d’une compétition de conformité. La tête du chien lui était familière... Seulement, la dernière fois où il l’avait vu, ce n’était pas fouillant un vieux filet de pêche, mais dans une rue des quartiers les plus riches de la ville.

« Damasio. »

Il nomma l’autre simplement, sans agressivité ni étonnement dans la voix. Aether avait cette apparence de se préoccuper de rien, comme s’il n’était jamais choqué par quoique ce soit.

« Voilà une bien drôle d’habitude pour un chien de ville. »

Il fit quelques pas vers le Laïka, espacés par des foulées légères et assurées. Le berger bicolore se planta à un mètre de lui.




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MessageSujet: Re: Aube [ft. Aether]   Jeu 28 Jan - 0:38


AUBE
Avec Aether

Le matin semble encore hésiter à se lever. J’aime bien cette heure où tout est calme avant la tempête. L’aube est encore plus belle près de la mer. On peut voir le jour illuminer l’horizon lointain avant qu’il ne chasse tout à fait la nuit. L’air sent le sel et le poisson, le sommeil et un peu le soleil. Quelque chose dans l’ambiance portuaire a le don de m’apaiser. Pour peu, je me croirais en promenade avec mon maître humain. Loin de moi l’impression d’être encore un chien de maison toutefois. Avec mon pelage négligé et mes côtes trop saillantes à mon goût, je n’ai pas tout à fait l’apparence d’un animal que les parents laissent leurs enfants caresser dans les rues. Cela m’attriste un peu, car j’aimais bien attirer l’attention – et l’affection immédiate – des passants que je croisais dans les rues. Ces mêmes piétons m’évitent désormais dès le moment où je me montre. En quelques jours à peine, j’ai acquis un réflexe qui ne m’était pas familier : me cacher à tout bout de champ. Non pas par peur, plutôt par pudeur. Je me passe très bien des regards de pitié et dégoût que les humains ont pour moi. Le seul réel danger vient des autres chiens. Si ceux faisant partie des Even’s et du Kutie Club sont complètement inoffensifs, ils ne partagent pas cette qualité avec les canidés qui travaillent pour la Milice et les autres Leashless. Les représentants de l’ordre traquent les criminels, Toskel et les siens font à leur manière régner l’ordre dans les ruelles, et je reste coincé dans cet engrenage que je ne comprends pas encore tout à fait.

Un peu plus loin dans le port, une nuée de mouette s’envole. Les cris des volatiles, assourdissants et désagréables, montent en crescendo dans le ciel encore silencieux au-dessus de la mer. Je les suis distraitement du regard. La plupart des oiseaux ne tardent pas à se reposer exactement au même endroit mais certains d’entre eux vont se poser sur la mer. J’en vois quelques uns qui continuent leur vol vers un petit îlot rocheux que je distingue au large. Ma faim me rappelle à l’ordre. Mon ventre gronde et je me remets à fouiner. Jusqu’à maintenant, ma trouvaille la plus impressionnante reste un vieux bouquet de fleur détrempé. Il sentait sans doute très bon il y a quelques jours mais ce matin j’ai à peine distingué quelques roses et quelques lys qui n’étaient pas trop décomposés. Il va falloir que je trouve quelque chose à me mettre sous la dent autrement je devrai passer au plan B. Depuis ma fugue j’ai réussi à subsister en me contentant de restes mais je sais que certains chiens réussissent à amadouer certains humains pour les convaincre de les nourrir. J’ignore si je devrai faire pareil. Il suffirait que je tombe sur un spécimen cynophile... J’en ai observé un dans les beaux quartier récemment, c’était un grand homme ventripotent vêtu d’un complet sombre. Il s’était penché avec difficulté pour donner un morceau de jambon à une jolie petite femelle noire. Dès qu’il est parti, un molosse aux canines dégarnies s’est avancé et s’est saisi du repas si appétissant avant de repartir aussi vite qu’il était venu. La petite chienne n’a pas bronché, probablement de peur de provoquer l'Armageddon. Elle a pris la bonne décision; même si je lui étais venu en aide, nous n’aurions jamais pu venir à bout de la montagne de muscles qui avait dérobé son petit festin.

J’ai faim! Ça m’obsède. Hier, j’ai trouvé un morceau d’ananas dans un parc. Je l’ai avalé sur le champ. Un peu avant, j’ai mangé le reste du sandwich d’un passant. Fouiller dans une poubelle pour le récupérer a été une expérience assez troublante. Si, il y a un an, on m’avait dit que je devrais plonger dans des ordures pour ne pas mourir de faim, je ne l’aurais jamais cru. Mais en dehors de ce maigre butin, je n’ai rien avalé depuis quelques jours. J’ignore si je dois attribuer cet insuccès à de la malchance, à un manque d’expérience en la matière ou simplement à mon incompétence à la survie. S’il s’agit du hasard, je ne peux qu’espérer que le vent tourne et que je déniche quelque chose d’intéressant, et de subsistant. Un vrai repas en somme. Peut-être que je vais m’améliorer au fil des jours, préférablement avant que je ne crève et que les préposés à l’entretien de la ville ne ramasse ma pauvre carcasse. Et si je n’ai réellement aucun talent pour la survie, je pourrais ou bien me laisser mourir ou bien me laisser capturer par la fourrière, qui serait bien obligée de me nourrir pour me garder en vie. Cette alternative ne me plaît pas beaucoup, elle implique que je vive dans une nouvelle maison avec de nouveaux maître, alors que je peine à faire mon deuil de Propriétaire. Elle reste cependant plus appréciable que celles où je finis incinéré. Dur choix, vraiment.

Un bruit derrière moi attire mon attention. Je me retourne immédiatement pour faire face à un border collie qui me toise. Il n’a pas l’air agressif, seulement curieux. Contrarié de m’être laisser surprendre, je dois réprimer un grondement qui veut se pointer au fond de ma gorge. Je n'aime pas être trahi par mon odorat, cependant comme il vente à peine ce matin, je n’avais aucune chance de sentir arriver. Et il ne fait aucun bruit, évidemment, contrairement aux humains dont les bonnes émettent des « couic » stridents sur le bois mouillé des quais. Je durci mon regard. Il s’agit d’un autre Leashless, c’est indéniable. Un mâle tout ce qu’il y a de plus ordinaire.

« Damasio. Voilà une bien drôle d’habitude pour un chien de ville. »

Je ne cache pas ma surprise en l’entendant m’appeler pas mon nom. Il semble me connaître mais, de mon côté, je ne pourrais affirmer la même chose. Je ne bronche pas alors qu’il s’approche.  Je me contente de lui répondre sur le même ton.

« Disons que j’ai changé d’habitudes récemment. »




Dernière édition par Damasio le Mer 17 Fév - 7:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aube [ft. Aether]   Jeu 28 Jan - 4:39

« AUBE »
AETHER FEAT. DAMASIO



LORSQU’UN CHIEN GRANDISSAIT AVEC LES HOMMES, il perdait le savoir inné de ses lointains ancêtres sauvages. Dorloté, nourri, protégé et soigné, quels vestiges de l’autonomie canine garde un toutou de salon? Comme les jeunes qui devenaient accro à la cigarette, le chien devenait dépendant de son maître. Il ne pouvait vivre aisément sans lui. S’il perdait son propriétaire, qui le nourrirait? Le protégerait? Qui lui dirait quoi faire et comment le faire? Un chien de maison dans la rue était aussi triste à voir qu’un enfant orphelin sur le trottoir, quêtant, mendiant un simple regard compatissant. L’instinct des chiots qui atteignaient l’âge adulte parmi les humains semblait tâché, effacé, enfui loin, trop loin dans leur mémoire. Quand il s’agissait de survivre, comment y arriver lorsque la voix qui hurlait les commandes était devenu si faible, que même l’oreille d’un chien ne pouvait l’entendre? Damasio lui-même semblait être sourd à cette voix. Pourtant, n’était-il pas un chien de chasse? Son pelage bicolore négligé et sa maigreur exagérée faisaient mal au cœur à voir. N’importe qui aurait eu pitié d’un tel animal, autrefois en forme et accompagné d’un digne homme à la carrure aussi sportive que son chien et maintenant seul et gros comme un clou. Aether vit dans son regard, de la fatigue et une profonde tristesse. Une grande lassitude l’habitait, et cela se sentait.

« Disons que j’ai changé d’habitudes récemment. »

Ce fut ses simples mots, sur un ton de constatation. Le berger inclina la tête vers la droite, le regard interrogateur. Il se souvenait, il y a quelques mois, d’avoir croisé le laïka noir et blanc dans un grand parc luxueux. Il courrait après une balle, la rapportant inlassablement à son maître, allant la chercher autant de fois que son humain la lui lançait. Il avait observé leur jeu pendant un moment, se distrayant de l’activité des autres canidés accompagnés de leur personne respective. Étant lui-même un pure race, Aether avait plus de facilité à se glisser dans les quartiers de la haute société que les bâtards qui sillonnaient les rues de la pauvreté. Il avait ainsi, accès à de la nourriture plus fréquemment puisqu’il y avait moins de concourants auprès des poubelles. Lorsque le maître du bicolore en teinte de gris avait mis fin à la récréation, il s’était installé à une table à pique-nique pour goûter. C’est là que le rouge et blanc c’était approché, espérant chaparder un reste ou mieux, arriver à se faire donner une part du repas de l’homme. Il s’était approché et avait ainsi fait connaissance avec Damasio, à l’époque un chien au ventre bien plein et à la fourrure lustrée, les muscles toujours prêt à s’élancer. Les temps avaient bien changés.

« Ça ne te plaisait plus d’avoir un repas trois fois par jour? » demanda-t-il, sous-entendant bien sûr qu’il avait compris, à la façon dont il l’avait présenté, qu’il était celui qui avait mis fin à la relation avec son ancien propriétaire.

Peu importe ce qu’il s’était passé, le laïka avait atterri dans la rue. Pour le meilleur et pour le pire. Ou plutôt, pour son meilleur ou pour son pire. Car dans la rue –non, dans la ville!, c’était chacun pour soi. Les Kuties qui n’avaient d’yeux que pour leur prestige étaient égoïstes et corrompus par l’homme jusqu’à la moelle. Les Even’s ne pensaient qu’à leurs performances, faire mieux, toujours faire mieux pour pouvoir faire mordre la poussière à leurs adversaires. Dans la Pègre, tant que les supérieurs vous considéraient utiles ils vous garderaient en vie, sinon, c’était les oubliettes sans discussions. Et la milice, c'était comme la pègre, mais qui était au service du gouvernement. Même au sein de la meute de Toskel, la bande qui se faisait passé pour un vrai groupe aux liens solides, avaient des membres ne se soutenaient pas. C’était à peine s’ils se souciaient des uns des autres. Ils faisaient pitiés à voir. Aether n’aimait pas la meute. Ce n’était qu’une bande de sans cœur qui pensaient que la ville leur appartenaient alors que c’était bien le contraire. Ils appartenaient tous à la ville. Elle pouvait faire ce qu’elle voulait avec leur vie, et un jour ils paieraient leur arrogance. Les clubs comme la mafia. Et puis il y avait les autres… Ceux qu’on oubliait, qu’on ne remarquait jamais. Eux, ils avaient le champ libre pour vivre comme ils le souhaitaient, sans ordres et sans contraintes.

« Tu ne trouveras rien de mieux que des étoiles de mer dans ça », dit-il en désignant les filets du museau. « Ils les vident avec attention, tu aurais plus de chance près des stands de vente; ils laissent les crabes dans des viviers seulement recouvert par des grillages qu’ils déposent sans attaches. »

Aether se souvenait de leur première rencontre. Damasio avait grogné, mais au final, il l’avait laissé quêter auprès de son maître. Le berger avait quitté le parc sans pouvoir nié que le propriétaire faisait des sandwichs au poulet exceptionnels.




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MessageSujet: Re: Aube [ft. Aether]   Mar 9 Fév - 0:28


AUBE
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Le regard que cet autre chien jette sur moi ressemble à ceux que j’essaie par tous les moyens d’éviter, pourtant je réussis à y distinguer quelque chose qui ressemble à une lueur d’humanité – si je puis m’exprimer ainsi.

«Ça ne te plaisait plus d’avoir un repas trois fois par jour? »

Une autre allusion à ma vie d’avant qui pique ma curiosité. J’observe mon interlocuteur, intrigué. Un chien de race à n’en point douter, avec ses proportions parfaites et son pelage en règle, d’un beau roux tranché de blanc. Il semble avoir environ mon âge, et il connaît manifestement mieux la vie dans les rues que moi, ce qui n’est pas un exploit en soi. Il semble un peu insouciant mais bien nourri, je l’envie pour cela. Cet inconnu qui semble me reconnaître soutient mon regard sans broncher. Puis un déclic dans mon esprit se fait. Je replace enfin ce Leashless, que j’ai dû croiser quelques fois dans les beaux quartiers. Je me rappelle d’un évènement en particulier, que j’avais oublié parce qu’il était somme toute anodin. C’était au parc, le même où je me suis cassé la patte dans ce foutu trou. À ce moment-là j’étais encore intact, encore entier. Propriétaire ne travaillait pas ce jour-là et en a profité pour aller jouer et pique-niquer avec moi. Nous avons rencontré quelques connaissances là-bas mais un chien en particulier avait cherché notre attention. Je l’avais bien vu rôder dans les parages mais il se tenait à bonne distance de nous, je n’en avais pas fait grand cas. C’est évidemment lorsque mon maître s’est installé pour casser la croûte qu’il s’est avancé avec un air de fausse modestie qui m’avait tapé sur les nerfs. Je me rappelle avoir montré les crocs pour le convaincre de partir mais au final c’est moi que mon humain a réprimandé. Il nous a tous les deux jeté un bout de nourriture, pour faire plaisir à l’étranger et pour me changer les idées. Je n’ai pas quitté l’intrus des yeux une seconde avant que nous quittions le parc.

C’est étrange. C’est ce même chien qui, aujourd’hui, pourrait m’aider à ne pas crever de faim. Je ne suis pas suffisamment orgueilleux pour faire la sourde oreille à ses conseils. Je me surprends même à nous trouver des airs de ressemblance. Nous sommes tous deux des bêtes pur-sang qui arriveraient sans peine à s’introduire dans les beaux quartiers – si seulement mon pelage était plus propre. C’est dommage, mon camarade de chasse adorait que ma fourrure reluise. Je me demande si ce chien aussi a fui son ancienne vie. Il a deviné sans peine que j’ai moi-même tracé un trait sur mon ancienne existence, peut-être a-t-il fait la même chose auparavant. Les chiens racés ne sont pas rares dans une ville comme Ithaque, seulement la plupart ne traînent pas dans les ruelles sombres à la recherche d’un en-cas.  

« Évidemment, c’était la belle vie! »

Je tente de m’esclaffer pour chasser la mélancolie de mon regard. Je n’ai pas honte de ce que je suis, et je n’ai jamais éprouvé de gêne ou de remords. J’ai eu la chance de naître au bon moment et au bon endroit, j’ai vécu avec un humain exceptionnel et ça ne m’embarrasse pas de le reconnaître. J’ai connu des chiens qui avaient honte d’être venu au monde avec une cuillère d’argent dans la gueule, mais pas moi. Cela ne signifie pas que je sois antipathique et que je méprise les chiens de rue, au contraire, je les respecte et les admire pour leur cran et leur débrouillardise. Seulement j’aimais être le complice de Propriétaire.

Prenant au mot les conseils du Border Collie, je quitte les filets vides et me dirige vers les stands de vente. À cette heure, seuls quelques employés du port déambulent sur les quais mais déjà beaucoup de marchands sont installés. C’est vrai que leur marchandise sent délicieusement bon. Avant, lorsque je vivais chez mon maître, il lui arrivait de se payer des fruits de mer. J’en obtenais toujours un morceau et j’ai toujours adoré leur chair fraîche et salée. Cette fois c’est différent, pourtant. Il va encore falloir que je chipe de la nourriture, et je ne suis pas certain de savoir comment ouvrir la carapace robuste des crustacés.

« Toi par contre, t'as pas changé. Comment tu t'appelles? »

Je lui fais savoir, d'un air nonchalant, que je l'ai finalement reconnu. Il est vrai qu'il n'a changé ni de stature ni de couleur de fourrure, lui. Je m'adresse à lui sur un ton moins méfiant qu'auparavant. Après tout, il semble disposer à m'aider et j'ai trop besoin de lui pour me montrer orgueilleux. J'ai trop faim pour l'ignorer, en fait.



|| J'ai lutté pour ne pas renommer le sujet "Rencontre inattendue" xD ||


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MessageSujet: Re: Aube [ft. Aether]   Sam 13 Fév - 2:15

« AUBE »
AETHER FEAT. DAMASIO



UN MINCE SOURIRE COMPATISSANT ÉTIRA LES BABINES D’AETHER AUX MOTS DU LAÏKA. Bien sûr qu’avoir de la nourriture gratuitement sans effort était agréable. C’était l’un des avantages d’avoir un maître aimant et attentionné. Ça et la possibilité de s’allonger de tout son long devant un bon feu de cheminé lors d’une froide journée d’hiver. C’était probablement ce qui manquait le plus au berger bicolore. Les nuits dans la rue étaient rudes parfois, surtout lorsque la température chutait et que chaque pas brûlaient les coussinets gelés par la neige qui s’entassait entre les doigts. Dans ces moments, la douce chaleur d’un foyer serait la bienvenue. Mais cette année, la nature avait été indulgente pour les animaux sauvages. L’hiver n’avait pas été trop rigoureux encore, au grand bonheur des chiennes avec des petits qui auraient difficilement supporté le froid mordant d’un blizzard. Mais la saison n’était pas finie, il fallait encore patienter plusieurs semaines avant de revoir les feuilles pousser à nouveau sur les branches fines et tordues des arbres dénudés depuis l’automne dernier. En attendant, les chiens et les hommes pataugeaient dans la neige molle qui fondait aussi vite qu’elle tombait. C’était trempé partout. Aether préférait tout de même une neige plus constante. Il n’avait pas un beau manteau de fourrure pour rien non plus.

Damasio  délaissa les vieux filets de pêche avant de s’éloigner en trottinant vers la poissonnerie la plus proche. Le rouge et blanc le suivit d’un pas plus posé, observant les alentours d’un œil prudent. Il ne craignait pas les gens, bien au contraire. Ils pouvaient se montrer très généreux avec les chiens qui savaient s’y prendre pour demander un morceau. Et lorsqu’on avait belle allure, les employés semblaient plus rassurés, comme s’ils croyaient qu’une apparence plus soignée rendait un chien moins dangereux. Ce qu’il redoutait, c’était les autres canidés. Certains étaient tellement désespérés de se trouver à manger qu’ils en devenaient inutilement violents et mesquins. Puis, il y avait la meute. Elle n’était pas très commode, toujours en train de trouver une raison pour se chamailler avec les solitaires comme le border collie. La brutalité n’était pas sa tasse de thé, il préférait bien mieux trouver un arrangement en pour parlant. Être une bête, d’accord, mais rien n’obligeait à faire preuve de bestialité et de barbarie. Le laïka s’arrêta près d’un stand qui n’avait pas encore ouvert boutique, mais dont les employés s’activaient déjà derrière le comptoir. Le noir et blanc tourna la tête vers le berger qui arrivait tranquillement à sa hauteur.

« Toi par contre, t'as pas changé. Comment tu t'appelles? »

Leur échange ressemble aux retrouvailles entre deux vieux amis qui ne se sont pas vu depuis longtemps alors qu’ils ne se sont vraiment approchés qu’une seule fois. Aether ne s’attendait pas à ce que le chien de chasse se souvienne particulière de lui. Il n’était qu’une rencontre entre des dizaines, surtout dans une ville comptant autant d’amis à quatre pattes.  Il ne s’était attaché à personne encore, continuant son chemin et menant sa vie seul, discutant de temps à autre avec ceux qui croissaient sa route. La plupart étaient des compagnons d’une journée. Le jour d’après, il était de retour sur la chaussé, s’avançant vers son éventuelle prochaine rencontre. Il n’avait jamais eu de réel problème à vivre en solitaire comme ça. Même que c’était bien plus pratique et amusant. Pas de règle, pas de partage obligatoire. Juste à lui et tout pour lui.  Et puis le seul groupe de chiens de rue  qui existait en ville était sous les commandes de Toskel. Ce n’était pas une publicité très invitante. Le berger se demanda une seconde ce que le tyran dirait si une nouvelle meute s’installait à Ithaque. Il n’en serait certainement pas enchanté.

« Aether. »

Sa réponse, un mot, un nom, en toute simplicité. Celui que lui avaient donné les maîtres qui l’avait vu naître, celui par lequel sa mère l’appelait. Personne ne l’avait renommé, même pas sa maîtresse et encore moins la famille qui avait tenté de l’adopté il y a plus d’un an déjà. Et dans la rue, il ne restait jamais assez longtemps auprès des autres pour se faire donner un nom particulier. Alors il restait et resterait Aether. Sans adresser un regard à Damasio, il le dépassa et s’avança vers le premier présentoir. Il se dressa sur ses pattes arrière pour contempler les différentes pièces de poisson qui reposaient –à première vue confortablement- dans la glace. Poissons, crustacés et même invertébrés s’alignaient sur l’étalage. Un coup d’œil vers la porte qui menait à l’arrière-boutique lui indiqua que les humains étaient très occupés –ou du moins assez pour ne pas remarquer les deux chiens qui rôdaient près de leurs prises du jour. Il pivota la tête vers le laïka avec une grimace espiègle.

« Sois pas timide, viens faire ton choix! »




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MessageSujet: Re: Aube [ft. Aether]   Mer 6 Avr - 23:34


AUBE
Avec Aether

Le sourire qu’affiche le border collie est presque un sourire de connivence. Il n’est manifestement pas un chien de maison, ça se voit tout de suite à son pelage négligé, à ses habitudes de solitaire et à la lueur de malice qui brille dans ses yeux lorsqu’il évoque l’existence paisible d’un canidé qui vit avec et grâce aux humains. Pourtant il semble au sommet de sa forme. Aucune carence ou malnutrition ne semblent affecter son sens de l’humour en tout cas. J’éprouve une pointe d’admiration, mélangée à un peu de jalousie, pour cet indépendant qui semble vivre au jour le jour et connaître tous les trucs pour survivre dans la ville. J’essaie de me convaincre qu’il ne s’agit que de l’expérience, que j’acquiers désormais moi aussi à la vitesse de la lumière, et non pas d’un talent inné absent dans mes gênes. Nous nous approchons des étals. Les quelques marchands qui remarquent notre présence n’en font pas grand cas. Il est vrai qu’être un animal de race comporte ses avantages. Malgré mon pelage qui n’est pas exactement reluisant, j’ai encore la stature d’un animal racé et la prestance qui va avec. Le canidé sans gêne que j’accompagne se dirige avec assurance vers le kiosque de notre choix.

L’odeur des fruits de mer envahit mes narines et me fait saliver. Mal à l’aise, je jette un coup d’œil à Aether, qui est comme un poisson dans l’eau. Il semble se moquer de moi alors qu’il m’encourage à me servir. Le présentoir est comme un buffet à ciel ouvert, et j’hésite avant de faire mon choix. Je grignote des restants depuis quelques semaines, l’idée de festoyer sur du poisson frais est presque inconcevable. Je finis par prendre un large filet d’un poisson que je ne peux identifier. La chair est tendre et se défait pratiquement sous mes crocs. J’essaie de ne pas la briser en courant me cacher derrière une cabine abandonnée. Le berger ne tarde pas à me rejoindre, mais je ne lui porte que peu d’attention. En ce monde étrange, loin de Propriétaire, dans un port où les humains sont un peu négligents, en compagnie d’un féroce Leashless, j’ai réussi à chiper un repas digne des plus grands restaurants. Je retiens un petit rire sarcastique Il y a un peu plus d’un mois, j’étais étendue dans le salon de la maison de mon humain, probablement en train de somnoler pendant qu’il me parlait. . La vie est réellement pleine de surprises.

Je me concentre sur mon repas durement gagné. Le poisson sent trop bon, j’en prends une large bouchée. La viande grasse explose en saveurs dans ma gueule. Elle goûte la mer, elle goûte le plaisir, elle goûte la liberté. Le filet est tendre et juteux, il se fond sur la langue. Je n’ai jamais rien mangé de tel. En quelques bouchées, j’engloutis la moitié de ma pitance. Je sens un poids réconfortant dans mon estomac. Je daigne enfin me retourner vers mon comparse de la journée.

« Merci »

Je souffle un remerciement sincère en me demandant pourquoi il est venu vers moi. Par simple curiosité, dans le but de m’aider ou dans le but de se sentir moins seul? Le nomadisme implique un isolement auquel je ne me suis pas encore habitué. Peut-être que ce serait bien de côtoyer plus régulièrement d’autres chiens. L’esprit de meute est inné, après tout.


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